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Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi.

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✘ Copyright : (c) myself + tumblr
✘ Série : Charmed (Personnage Inventé)
✘ Puissance : 80
✘ Your Job : Depuis bien des années, elle ne se concentre que sur son rôle de guide pour les nouvelles générations de sorciers et sorcières.
✘ Pouvoirs : Pouvoirs des êtres de lumière ; Eclipse, Effacement de la mémoire, Guérison, Morphing, Télékinésie-Orbing, Télélocalisation.
✘ Votre Péché : L'orgueil
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Patience M. Fournier
MessageSujet: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Ven 19 Juil - 23:50


& Patience Marie Fournier


MYSELF

♔ âge; Vingt ans, en apparence. En réalité, Patience est âgée de 246 ans. ♔ métier; Être de lumière à plein temps ♔ état civil; Célibataire ♔ nationalité; Française, de base. Américaine depuis quelques années maintenant ♔ créature; Être de lumière.  ♔ camp; Tout l'être de Patience est indéniablement tourné vers le bien ♔ série; Charmed (personnage inventé) ♔ péché; C'est en somme assez ironique pour un ange de remarquer que son péché capital est finalement l'orgueil, même si Patience elle-même ne s'en doute pas le moins du monde ♔ avatar; Mia Wasikowska  ♔ groupe; Angels

j'aime

✎ aider mon prochain
✎ mon rôle d'être de lumière
✎ les tatouages, ça me fascine
✎ la musique, surtout ce qui se rattache au rock'n'roll
✎ ma liberté, mon libre arbitre, avoir le choix quant à mes actes.
je déteste

✎ les inégalités
✎ voir mes protégés souffrir
✎ le fait de ne pas vieillir, parfois
✎ le mensonge  
✎ le manque de franchise, le fait de passer par pleins de petits chemins tortueux pour dire quelque chose 

story of my life
je vais tout te raconter



☼ De 1769 à 1789 ☼
Le commencement et la fin
Je suis née le 14 juillet 1769, à Paris. C’est également à Paris, très exactement 20 ans après ma naissance que je suis morte, le 14 juillet 1789. Cette date ne peut pas vous être inconnue, j’en suis profondément convaincue. J’ai été une des résistantes anonymes de la prise de la Bastille, oui. J’ai trainé mes pas dans la boue et dans le sang, pour la liberté. Pour l’égalité. Et pourtant, c’est dans une famille noble que j’ai vu le jour. Mais je ne pouvais pas supporter la misère que je voyais dans la rue. Je ne pouvais pas supporter ces différences entre riches et pauvres. Et je voulais profondément faire changer les choses. Alors, je suis descendue dans les rues, pour protester. Pour me battre. Pour apporter mon soutien à toutes ces personnes qui voulaient que les choses bougent. La voix du peuple. J’en ai fait partie, avec fierté. Malgré la peur de la mort, malgré la peur de la souffrance, mes convictions me semblaient plus importantes.  Ma famille n’a jamais compris cette flamme qui m’avait animée dès l’enfance, à vrai dire. Mon père, que son âme soit en paix, fermait les yeux sur la souffrance qui rongeait les rues de notre beau Paris. Il voyait la maladie et je suis convaincue qu’il souffrait pour ces âmes qui mourraient dans l’indifférence, mais il détournait le regard. Ce n’était pas ses affaires, disait-il souvent. Quant à ma douce mère, elle n’avait en tête que mon bonheur et ma bonne santé et se fichait cordialement des personnes qu’elle ne connaissait aucunement. Elle voulait avant toute chose que sa famille ne manque de rien et je sais qu’elle aurait été tout à fait capable de trainer dans la boue un parfait inconnu si cela avait pu nous préserver, mon père et moi. Mais, nous reviendrons sur tout cela un peu plus tard, bien que je ne parlerais pas de mon enfance en tant que mortelle. J'avais la vie d'une petite noble française, bercée par l'amour de mes parents, avec la chance de pouvoir accéder à une certaine éducation. Une enfance heureuse, certainement..

Je n’ai jamais eu l’égoïsme familial de ma mère, ou la faculté de fermer les yeux qu’avait mon père. Très tôt, je me suis indignée des inégalités. Et j’ai souffert pour ceux qui souffraient. J’ai pleuré pour ceux que je voyais au seuil de la mort dans un coin de rue, dans l’ombre. Si vous saviez le choc que cela me faisait chaque fois que j’allais au marché, lorsque je voyais des enfants d’une telle maigreur qu’ils tenaient à peine sur leurs jambes. Je ne supportais pas tout cela. J’avais seize ans, le jour où je me suis réellement indignée, tapant du poing sur la table. Je me souviendrais de cela toute ma vie, je crois, même si deux siècles se sont écoulés. Le jour même j’avais assisté, impuissante, à la mort d’un nouveau né entre les bras de sa mère silencieuse. Pouvez-vous imaginer à quel point il est difficile, réellement, d’encaisser une telle vision ? Le soir même, mon père venait m’annoncer qu’une grande fête pour mes fiançailles allait être préparée. Une fête avec de la nourriture à profusion, de la musique..  La perspective d’une telle fête, alors que j’avais vu mourir un enfant le jour-même m’avait tout simplement rendu malade et j’avais fait la chose qui m’avait paru à cet instant la plus appropriée ; dans un élan de rage, j’avais pris la décision de quitter cette vie bien trop aisée, bien trop hypocrite par rapport à ce qui se passait en dehors des murs de notre manoir familial. Ni mon père, ni ma mère ne furent en mesure de me retenir.

Une vérité m’éclata bien vite au visage, alors que je commençais tout juste ma nouvelle vie de mendiante ; il n’y avait aucune entraide dans la rue. C’était du chacun pour soi. Pour pouvoir survivre le plus longtemps possible.. Au fond, c’était compréhensible. Toutes ces personnes que je croisais au hasard de mes déambulations avaient la même crainte dans le regard. Cette crainte de la mort qui venait frapper à leur porte bien trop tôt. Bien trop rapidement. Je commençais moi-même à avoir cette crainte, en voyant mon corps s’amaigrir et en me sentant défaillir. Pouvez-vous imaginer ce que l’on ressent lorsqu’on se sent mourir jour après jour ? C’est une sensation difficile à comprendre. Difficile, même, à simplement imaginer. J’avais tellement maigri. Tellement que, le jour où mon père me retrouva un an après mon départ du manoir, il mit un certain temps à me reconnaitre. Car j’étais devenue une ombre. Une ombre de 17 ans, allongée dans le caniveau. Une ombre en train de vomir à cause de la faim. Nous étions alors en 1786, soit trois ans avant ma mort. Mon père m’a ramassée, m’a ramenée à la maison. Il m’a aidée à me nourrir correctement, avant de m’apprendre que ma mère s’était donné la mort par trop plein de chagrin. Il ne lui restait que moi. Et lui aussi avait terriblement maigri. Non pas à cause de la faim, non pas parce qu’il avait passé un an dans la rue. Il avait maigri car il avait perdu sa femme et que sa fille n’était plus rien d’autre qu’un squelette ambulant ne tenant même plus sur ses jambes. Il avait maigri car il avait cru qu’il avait tout perdu. C’était absolument horrible. J’ai encore le souvenir de son visage trop maigre, trop blanc, ancré dans ma mémoire. J’avais fait des dégâts dans ma propre famille. Mais j’avais appris des choses. J’avais appris que je ne pouvais pas rester les bras croisés. Que j’avais ce besoin viscéral d’aider mon prochain.

Ce ne fut que pour me faire plaisir, pour ne pas me perdre à nouveau, que mon père daigna faire construire le refuge dont j’avais commencé à lui parler quelques semaines après mon retour au manoir. Un refuge, pour ceux et celles dans le besoin. C’était une solution qui me paraissait adaptée à ce que j’avais pu voir en vivant à la rue.. L’ouverture de ce refuge fut une sorte de cadeau pour mes 19 ans. Mon père lui donna mon nom et j’avais entrepris d’y travailler, car je voulais plus que tout être au plus proche de ces gens que j’allais aider. Je voulais pouvoir les soutenir, les aider à se relever. Malheureusement, nous n’avions pas prévu que la capacité d’hébergement de notre refuge ne serait pas suffisante. Nous pouvions nous permettre d’accueillir une trentaine de personnes, mais la demande dépassait de loin ce chiffre. Les choses ne changèrent pas comme je l’aurais souhaité. Finalement, en voulant offrir aux plus démunis la possibilité d’avoir un endroit où vivre, des repas chauds tous les soirs et un certain confort, j’avais crée plus d’inégalité encore. Car certains ne pouvaient pas bénéficier des avantages de ce refuge. J’en étais profondément attristée. Profondément dévastée. En voulant me placer en sauveuse, j'avais créé un fossé entre pauvres et encore plus pauvres. Et pourtant, tous les jours, on me remerciait, sans savoir qui j'étais. Tous les jours, j'entendais des familles remercier la bonté de Mademoiselle Patience, sans savoir que cette femme était celle qui leur servait leur repas du soir. Je leur en voulais de me remercier ainsi, car je me sentais coupable du malheur de ceux qui n’avaient pas la chance de pouvoir être accueillis au refuge. Je m’en voulais de trouver un certain réconfort dans leurs remerciements, finalement.. Ce fut mon père qui trouva une solution, pour que tous les mendiants et les gens des rues puissent être à l’abri. Une sorte de système de roulement, avec la possibilité d’avoir une miche de pain et de l’eau tous les jours, pour tout le monde. L’hébergement ne durait qu’une semaine, pour laisser la possibilité à chacun de pouvoir dormir à l’abri et se soigner.. Ce fut la première fois que mon père ouvrit les yeux. La première fois qu’il décida de s’investir, non pas pour me faire plaisir, mais parce qu’il en ressentait le besoin et l’envie. Ce jour là fut certainement un des plus beaux de mes 246 années d’existence..

Le bonheur, évidemment, ne dura pas. Le refuge fut ouvert quelques mois, avant qu’on nous le fasse fermer. Sur ordre du Roi, naturellement. Ce même roi qui laissait son peuple mourir de faim, de froid et de maladies dans les rues. Ce roi qui me donnait envie de vomir, tant il n’était qu’un incapable. Ce fut ce qui révolta mon père, alors que mon caractère avait été jusque là plus électrique que le sien. Il protesta, hurla, voulu avoir une entrevue avec le Roi, mais les rires des bourgeois furent les seules choses qu’il récolta. Cela le mit dans un tel état de rage ! Jamais je n’avais vu mon père dans un tel état. Jamais. Nous avions entendu parler, grâce au Refuge Patience, d’un petit groupe de révolutionnaires qui préparaient secrètement une révolution pour renverser la monarchie en place.. Mon père me prit par la main, de force, et m’entraina jusqu’à ce groupe. On nous accueillit, naturellement, au sein de ce groupe de révolutionnaires. Et c’est ainsi qu’un homme du nom de Jules – oh le destin allait jouer avec moi ! – nous expliqua tout le plan. La prise de la Bastille, la révolution. C’était un rêve. Un bouleversement. Nous ne savions pas, à cet instant, que nous allions bouleverser l’Histoire. Nous nous sommes préparés, le plus sérieusement du monde. Et le jour J arriva. Le jour sur lequel nous avions basé tous nos espoirs. Le jour qui marqua la vie de tous les Français, et ma vie. De manière définitive.

J’étais prête, lorsque le grand jour arriva. Lorsque la bataille pour notre liberté, pour nos droits fit rage. Mes bottes et mes jupons dans la boue, aux côtés de mon père qui me tenait fermement la main. J’étais fière. Terriblement fière. Je me rappelle de ces femmes, de ces hommes qui tenaient bon. Qui se battaient avec tellement d’acharnement pour simplement vivre librement. C’était beau, réellement, malgré les morts. Toute cette détermination, pour faire changer les choses.. J’étais chargée de soigner les blessés, au milieu de cette grande bataille. D’aider ceux qui se retrouvaient infirmes. Je marchais dans la boue et le sang pour récupérer les corps parfois inertes de mes camarades. Bien entendu, le Refuge Patience nous servait d’hôpital, en quelque sorte, avec d’autres bâtiments que nous avions réussi à prendre d’assaut. Mais tout bascula pour moi, alors que j’allais chercher le corps d’une femme au milieu des batailles. Mon regard avait été attiré par ce petit garçon, qui se faisait frapper par un soldat. Je n’avais pas été capable de me retenir.  En courant, j’étais partie protégée cet enfant, faisant barrage avec mon corps, me prenant le coup à sa place. Un coup violent, en plein dans les côtes. Qui fit rire l’homme. Il recommença à me frapper. Encore. Et encore. Pour la deuxième fois en 20 ans d’existence, je me sentais mourir. Il me porta le coup fatal en me frappant à la tête, avant de se faire abattre par un homme de la résistance. La suite me parut tout bonnement surréaliste.. J’étais morte, en ce 14 juillet 1789. Mais je ne l’étais pas réellement.


☼ De 1789 à 1799 ☼
Le renouveau et cet amour Interdit..
Le Ciel. Bien sûr, j’avais reçu une éducation religieuse, et je croyais au Paradis et à l’Enfer. Je croyais en un Dieu tout puissant, notre Père et Créateur. Je croyais en l’existence des Anges et Archanges. J’étais croyante. Je l’avais toujours été. Mais ce ne fut pas pour cette raison que les Fondateurs me permirent de me tenir face à eux, me confirmant que j’avais quitté ma vie de mortelle, définitivement. Que j’étais décédée. Mais ils me félicitèrent. Pour ma droiture, tout au long de mon existence. Pour mes principes. Et pour tous ces actes désintéressés que j’avais faits durant ma vie. Je ne comprenais toujours pas, mais un terme résonna à mes oreilles. Etre de lumière. J’ignorais totalement ce que cela signifiait. Jamais, dans ma vie, je n’avais côtoyé de sorciers. Je n’avais jamais cru au surnaturel, n’y avait même jamais pensé. Et pourtant, les Fondateurs me montrèrent. M’expliquèrent. Avec beaucoup de patience, avec beaucoup de douceur. Et, enfin, je fus prise en charge par un autre être de lumière, durant quelques semaines. Cet homme, Andrew, m’apprit tout ce que je devais savoir sur ma nouvelle condition. Je n’avais plus le droit de voir mon père, ni aucun de ceux que j’avais connu de mon vivant et cette nouvelle me tortura pendant des jours et des jours. Mon père devait pleurer ma disparition, et je mourrais de cette envie de le prendre rien qu’une dernière fois dans mes bras. Pourtant, lorsqu’Andrew estima que j’étais prête à prendre en charge mon premier protégé, j’eus un choc. Un véritable choc. Non seulement, je devais partir pour l’Angleterre. Mais, plus que ça, le sorcier dont je devais m’occuper ne m’était pas inconnu. Loin de là.

Jules. Ce révolutionnaire. En le voyant, j’avais cru à un tour de mon esprit. Après tout, ceux que j’avais connus me manquaient.. Mais ce fut avec un immense sourire qu’il arriva à ma rencontre, me prenant dans ses bras sans la moindre retenue. Comme il avait prit l’habitude de le faire de mon vivant, il avait déposé un baiser sur mon front, avec une douceur et une tendresse que je n’avais jamais compris. Sûrement étais-je un peu sotte, à 20 ans, de ne pas comprendre les sentiments qu’un homme pouvait avoir à mon égard. D’autant plus que cet homme ne m’avait jamais laissée indifférente, avec ses habitudes, son courage, son caractère.. Son être entier m’avait toujours plu, mais je m’étais toujours obstinée à ne pas le voir. Il m’identifia très rapidement comme étant son nouvel être de lumière, m’assurant qu’il m’avait attendu. Qu’il avait été convaincu, lorsqu’il avait été informé de ma mort, que j’allais devenir ce que j’étais devenu. Et qu’il avait demandé à son ancien être de lumière, Andrew, de me laisser être celle qui le protégerait. A cet instant, il me semblait évident qu’Andrew avait contourné quelques règles. A la fois pour faire plaisir à son ancien protégé, mais également par empathie envers ma personne. Sûrement avait-il pensé que la présence d’un être que je connaissais de ma vie d’avant me rassurerait. Et il avait parfaitement raison. D’autant plus que Jules n’était pas un sorcier débutant, contrairement à moi qui étais novice dans mon nouveau rôle. Nous étions un bon duo. Un duo qui fonctionna pendant de nombreuses années.

Il fallut que j’apprenne à me servir des dons qui étaient à présent les miens. Que j’apprenne les choses que je devais savoir pour pouvoir protéger Jules. Très vite, je me pris d’affection pour mon rôle d’être de lumière. J’étais faite pour ça, je ne pouvais pas en douter. Si Jules était mon protégé officiel, je devais parfois intervenir pour guider quelques petits nouveaux découvrant à peine leurs pouvoirs et leur statut de sorciers. Ce n’était jamais long, des petites missions ponctuelles.. Et les Fondateurs semblaient contents de mon travail. Plus les mois passaient, plus je prenais de l’assurance dans mon rôle. J’apprenais des choses sur les démons, je m’épanouissais. Ironiquement, jamais je ne m’étais sentie aussi vivante que depuis que j’avais perdu la vie. En découvrant l’Angleterre aux côtés de Jules qui avait fuit la France, je découvrais des choses qui me plaisaient. Et un jour, les choses basculèrent. Ce jour où un ange des Ténèbres manqua de peu de me tuer. Ce fut Jules qui se prit la flèche à ma place, me protégeant ainsi d’une seconde mort plus lente et plus douloureuse que la première. Ce fut à cet instant que je compris son attachement pour moi. Nous étions en binôme depuis déjà 5 ans.. Et j’avais toujours repoussé, surtout inconsciemment, les avances qu’il avait pu me faire. Mais ce jour là, j’avais compris. Et ses mots, alors que je le soignais, ne laissaient aucune place au doute. « Je t’aime, Patience. Je t’ai aimé dès le jour où je t’ai vu avec ton petit tablier au Refuge et mes sentiments n’ont fait que se concrétiser lorsque tu as rejoins la résistance.. J’ai pleuré, comme un gamin, lorsque j’ai su que tu avais été tuée.. Et lorsque j’ai su qu’Ils avaient fait de toi un être de lumière, je n’ai jamais été aussi heureux de toute mon existence.. Sache le.. Je t’aime, je t’ai toujours aimée et je t’aimerais toujours.. » Je l’avais regardé, incapable de répondre à ce qu’il venait de me dire. Je savais, au fond de mon cœur, que je l’aimais. Mais je savais également que notre amour était un amour interdit.. Ainsi, les semaines qui suivirent cet incident furent particulièrement lourdes à supporter..

Jules était devenu comme obsédé par la perspective d’avoir une histoire avec moi. Chaque jour, je devais le repousser en lui rappelant quel était mon rôle. En lui rappelant qu’une romance entre un être de lumière et son protégé était tout bonnement interdit. Il ne faisait que rire, lorsque je lui disais ça, en m’agitant sous le nez que j’avais été une résistante, que je m’étais battue et que j’avais perdu la vie pour faire changer des règles aussi débiles que celle-ci. Il considérait cela comme une débilité. Je crois qu’il avait raison. Pourtant, sa folie naissante commençait à me faire peur. Réellement. Il se mettait volontairement en danger face aux démons, pour que je lui sauve la vie. Il me répétait que j’étais sienne. Il se mettait en colère lorsque je devais aller auprès d’autres protégés ponctuels. Il perdait la tête. Que pouvais-je faire ? Je ne pouvais plus supporter cette situation. Je devais me rendre à l’évidence ; je ne pouvais plus veiller sur Jules. Malgré les sentiments que j’avais pour lui. Ce fut la mort dans l’âme que j’en fis part aux Fondateurs. Ils me félicitèrent, alors que je me sentais terriblement mal. Mais j’avais certainement pris la bonne décision. Certainement. Jules me fut retiré, et on me confia une demoiselle, encore très jeune. Elle fut ma protégée jusqu’en 1799, juste avant qu’elle ne trouve la mort en allant combattre un démon bien trop fort pour elle, malgré mes mises en garde. Bien sûr, cela me fit de la peine, je ne pouvais pas le nier.. Mais on me confia d’autres protégés et encore d’autres après.. Et ma vie se passa ainsi, de protégés en protégés..


☼ Les années 1900 ☼
Un nouveau tournant
Je dois bien l’avouer ; ma vie a été d’un calme prodigieux entre 1799 et 1950. Je n’ai pas fait de grandes rencontres, non. Mais j’ai fait de grands et beaux voyages, j’ai protégé des sorciers français, anglais, italiens, africains, russes.. J’ai vécu, simplement. Du mieux que je le pouvais, sans jamais oublier Jules. Jules, et les regrets allant avec.. J’ai regretté. Pendant de nombreuses années, je n’ai pu faire autrement que de regretter ma décision. Je l’avais abandonné, finalement. Ni plus, ni moins. Je l’avais abandonné et il avait dû m’en vouloir terriblement. Sa seule erreur avait été de m’aimer. Et je l’avais laissé tomber. En un siècle et demi, il n’y avait pas eu une seule journée sans que je n’ai regretté mon choix.. Mais il fallait bien évoluer. Avancer. Continuer à rendre service, continuer à faire mon travail. Et le travail qui m’attendait allait être salutaire pour moi, mais ça, je l’ignorais. Nous étions en 1950, aux États-Unis. Et j’allais assister à la naissance de la plus belle musique qu’il m’avait été donné d’entendre. Le Rock’n’Roll. Et en première loge. Cette année là, on me confia un sorcier. Un sorcier que je n'oublierais jamais.

Un sorcier nommé Elvis Presley. Ce nom ne peut pas vous être inconnu. Le King. Le plus grand. Un des pères fondateurs du rock. Lorsque je me suis présentée à lui, je ne savais pas qu’il allait devenir une star internationale, adulé par des générations de fans.. Mais je fus sa première fan. Dans l’ombre, refusant les feux des projecteurs. Oh ! Il était beau. Il était grand. Le plus grand. J’ai toujours eu une affection particulière pour lui. Il a été un de mes chouchous, je l’avoue, même s’il était davantage préoccupé par sa carrière musicale que par la chasse aux démons. Et je ne pouvais pas lui en vouloir. Il avait la voix d’un ange. Le talent d’un génie. Elvis était parfait. Avec lui, j’apprenais à revivre. A profiter. Il me répétait que mon immortalité était une chance, et que j’étais sa petite perle à lui. Oh oui, je l’aimais. Pas comme j’avais pu aimer Jules. Non, Elvis était mon idole, mon modèle. Il m’a apprit bien des choses pendant toutes ces années où nous avons été ensemble. Il m’a offert une vision de la vie que je n’avais pas eu jusque là. J’ai vécu les plus belles années de ma vie en sa compagnie. Réellement. J’ai découvert plus de choses en 27 ans à ses côtés qu’en plus d’un siècle. Il a marqué ma vie, indéniablement. Par sa présence, par sa musique. Par tout ce qu’il était. Mais il me quitta bien trop tôt. Je le savais fragile, mais j’avais volontairement sorti de mon esprit la possibilité qu’il puisse mourir. Et le jour où l’on m’annonça sa mort, je voulu tout simplement me couper les ailes pour pouvoir aller le rejoindre.. Ce fut la première fois de mon existence que je pensais au suicide. Mais le perdre, lui, m'était réellement douloureux.

Pourtant, et contre toute attente, les Fondateurs me contactèrent peu de temps après le décès d'Elvis. Nous étions en 1977. Ils m'affirmèrent être extrêmement fiers de moi et de mon parcours d'être de lumière et me firent comprendre plus que clairement que j'avais gagné ma place dans leur cercle. J'avais la possibilité de pouvoir devenir Fondatrice. Cela signifiait de nouvelles responsabilités. De nouveaux devoirs. Mais je n'arrivais à retenir que le négatif ; cela signifiait également que je serai contrainte à ne plus côtoyer les humains et les sorciers. Forcée de rester sagement prostrée au Ciel, en donnant des ordres. Je ne pouvais pas imaginer cette vie. Ce n'était pas envisageable pour moi, c'était trop étrange, trop loin de ce que j'aimais. Ce qui me plaisait réellement, c'était d'aider les sorciers et sorcières à aller vers le bien. Les guider, devenir leur amie, les voir vieillir et prendre en assurance. Je pris le temps de réfléchir à tout ça. A ce que je voulais. Mais je fus forcée de refuser cette place de Fondatrice. Je savais qu'une chance pareille ne me serait pas donnée deux fois.. Mais je m'en fichais, à vrai dire. Je le savais ; je voulais passer l'éternité dans mon rôle d'être de lumière. Grâce à ça, j'avais enfin trouvé un sens à ma vie. Et jamais je n'ai regretté d'avoir décidé de ne pas devenir Fondatrice. Finalement, on me confia la charge de deux petites filles, âgées de 10 ans. Des jumelles. De toutes jeunes sorcières, vivant à San Francisco.

Il me fallut un certain temps pour qu'elles m'acceptent et me fassent confiance. Elles refusaient de me montrer leurs pouvoirs, de croire que j'étais réellement un être de lumière, convaincue que j'étais un démon qui cherchait à les manipuler. Il fallut que je montre pattes blanches, que je leur prouve ce que j'étais réellement. Il fallut plusieurs mois pour qu'elles commencent à me faire confiance. Mais ce fut un réel bonheur de les voir grandir. De les voir gagner en puissance, en assurance. Elles étaient des sorcières absolument extraordinaires. Mes petites Clara et Cora. Un lien extrêmement fort se créa entre elles et moi, inévitablement. C'était la première fois que je m'occupais de sorcières aussi jeunes. La première fois que je voyais évoluer des jeunes filles. Dix ans passèrent, puis quinze. L'une d'elle tomba enceinte, à 25 ans. Elle accoucha d'un petit garçon. Elles combattirent les démons jusqu'à l'âge de 35 ans, avant de décider de mener une vie normale. Et je devais bien avouer que j'en étais terriblement soulagée. D'autant plus que de nouvelles menaces, bien plus grandes que les misérables démons de niveau inférieur commençaient à pointer le bout de leurs nez. Nous étions alors en 2002. Une bien drôle d'époque. Une époque pendant laquelle le monde magique fondait tous ces espoirs sur les soeurs Halliwell.


☼ De 2002 à 2013 ☼
Matthew & Aurore, ou comment se
retrouver prise au piège dans une ville étrange
Je dois avouer que je fus surprise de la décision des Fondateurs d'envoyer Léo Wyatt pour protéger les soeurs Halliwell. Je devais l'avouer ; je m'étais attendue à ce qu'ils m'envoient, moi. Mais ça ne voulait pas dire que j'étais déçue. Léo était un bon être de lumière, que j'avais croiser quelques fois au court des dernières années. A la place, on me confia deux jeunes adolescents de 18 et 16 ans. Matthew et Aurore. Frère et sœur qui avaient besoin d'être cadrés et accompagnés. Oh que je les ai détestés, au début. Ils étaient terribles. Ils possédaient une réelle puissance magique, mais ils l'utilisaient bien mal, se croyant presque invincibles. Ils essayaient de se convaincre qu'ils étaient les sorciers les plus puissants du monde, et mon rôle fut surtout et avant tout de les faire redescendre sur Terre avant qu'ils ne se fassent tuer. Et ce ne fut pas de tout repos.

Matthew était le plus tête de mule, entrainant sa sœur dans des situations plus improbables les unes que les autres. Il n'écoutait personne et croyait tout savoir à seulement 18 ans. Je me rappelle encore le nombre de prises de tête que nous avons eu au commencement de notre trio. Il semblait tout savoir mieux que moi qui avait vu défiler deux siècles. Cela m'énervait au plus haut point et j'avoue avoir eu envie de lâcher l'affaire de nombreuses fois. Mais je m'accrochais. Je ne su jamais pourquoi je m'accrochais exactement, mais je m'accrochais tout de même. Sûrement parce qu'il avait Aurore. Ma douce Aurore. Une sorcière douée, vraiment douée.. Mais bien peu sûre d'elle et bien trop manipulable. Aveuglèment, elle suivait son frère. La remettre dans le droit chemin ne fut pas si compliqué que ça, finalement. Malgré tout cela, je m'attachais à eux. Ils étaient mes protégés. Imaginez un peu le choc que j'ai eu lorsque Matthew m'annonça, très récemment, qu'Aurore avait décidé de partir seule à la recherche d'un démon, en laissant seulement un mot sur la porte du frigidaire. Elle était ma protégée depuis 11 années. Et jamais je n'aurais pu imaginer qu'elle aurait fait une chose pareille. Une chose aussi stupide.

Ce fut seule, et furieuse, que je me suis décidé à partir à sa recherche. La retrouver fut une chose relativement simple, oui. Elle était dans une ville du nom de Shatter Bay. Sans me renseigner davantage sur cette ville, à cause de la colère que j'avais contre Aurore qui avait agit bêtement, impulsivement, de manière tout à fait irréfléchie, je m'y suis rendue. Oh, j'ai retrouvé Aurore, oui. Et en bonne santé. Mais j'ai découvert également que je ne pouvais plus quitter cette ville, malgré les appels de mes protégés. Quelque chose m'empêchait de m'éclipser en dehors de la ville. Et je suis bien décidé à découvrir ce qui m'empêche de quitter cet endroit..

 


behind the screen
la curiosité jusqu'au bout

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QU'EN PENSES TU • Un contexte hyper intéressant, un joli design.. Bref, il me semble plutôt pas mal ce petit forum !
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Dernière édition par Patience M. Fournier le Lun 22 Juil - 14:38, édité 17 fois
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Macklyn Warlow
MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Sam 20 Juil - 1:12

Bienvenue  
Bon courage pour ta fichette !  


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Aiden J. McCain
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MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Sam 20 Juil - 6:22

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuue parmi nous  

Bonne chance pour ta fiche et n'hésite pas si tu as la moindre question  

Merciiiiiiii de ton inscription et bon choix pour le type de personnage  


- You're the One. -
Ma couleur est Mediumvioletred
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MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Sam 20 Juil - 10:14

Bienvenue par minou !!  
Bon courage pour la rédaction de ta fiche ;)
Très bon choix, ca fait plaisir de voir un être de lumière joué ^^
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✘ Série : Teen Wolf (inventée)
✘ Puissance : 1631
✘ Your Job : Etudiante
✘ Where are you ? : Shatter Bay
✘ Pouvoirs : Ceux d'un loup-garou
✘ Votre Péché : La gourmandise
✘ Your Mood : Perdue

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Cylia S. Hepburn
    ● C. | Talking to the moon
MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Sam 20 Juil - 12:39

Biiiiiiiiiiiienvenue sur le forum ! ♥️

Bon courage pour ta fiche  

Comme l'a dit Aiden, si tu as la moindre question n'hésite pas  



❝WE FOUND LOVE IN A HOPELESS PLACE❞
Yellow diamonds in the light. And we’re standing side by side. As your shadow crosses mine. What it takes to come alive. Shine a light through an open door. Love and life I will divide. Turn away cause I need you more. Feel the heartbeat in my mind. ● Rihanna
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avatar Invité Invité
MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Sam 20 Juil - 14:44

Bienvenue et bon courage pour la suite de ta fiche  
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✘ Messages : 68
✘ Age : 27
✘ Célébrité : Astrid Bergès-Frisbey
✘ Copyright : Stain
✘ Série : SPN
✘ Puissance : 448
✘ Pouvoirs : Invocation -Électrokinésie - Marionnettisme animal
✘ Votre Péché : L’orgueil
✘ Your Mood : Hungry

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Autumn I. Miller
MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Sam 20 Juil - 15:51

Bienvenue!!!!  
Bonne chance pour ta fiche et amuse toi bien sur le forum!  


         
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✘ Messages : 11
✘ Age : 24
✘ Copyright : (c) myself + tumblr
✘ Série : Charmed (Personnage Inventé)
✘ Puissance : 80
✘ Your Job : Depuis bien des années, elle ne se concentre que sur son rôle de guide pour les nouvelles générations de sorciers et sorcières.
✘ Pouvoirs : Pouvoirs des êtres de lumière ; Eclipse, Effacement de la mémoire, Guérison, Morphing, Télékinésie-Orbing, Télélocalisation.
✘ Votre Péché : L'orgueil
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Patience M. Fournier
MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Dim 21 Juil - 10:08

 Merci beaucoup à vous tous pour cet accueil :D ♥️
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✘ Messages : 2094
✘ Age : 31
✘ Célébrité : Mila Kunis
✘ Copyright : Gifs : Tumblr | Ava : Glamour | Code Sign : Silver lungs
✘ Série : Habitante de Shatter Bay
✘ Puissance : 612
✘ Your Job : Policière
✘ Where are you ? : Shatter Bay
✘ Pouvoirs : Bonne tireuse, ça compte ?
✘ Votre Péché : Gourmandise
✘ Your Mood : Bonne

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Aiden J. McCain
    ✘ McCain
    Une chasseuse sans pitié
MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Lun 22 Juil - 16:19

J'adore ta fiche, je l'ai dévorée et j'aime les clins d'oeil à l'histoire et à la culture  Je te valide donc avec un immense plaisir  

Tu peux commencer à jouer et faire tes demandes si besoin  

Amuse-toi bien parmi nous  


- You're the One. -
Ma couleur est Mediumvioletred
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Voir le profil de l'utilisateur http://crossover.1fr1.net/

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✘ Age : 24
✘ Copyright : (c) myself + tumblr
✘ Série : Charmed (Personnage Inventé)
✘ Puissance : 80
✘ Your Job : Depuis bien des années, elle ne se concentre que sur son rôle de guide pour les nouvelles générations de sorciers et sorcières.
✘ Pouvoirs : Pouvoirs des êtres de lumière ; Eclipse, Effacement de la mémoire, Guérison, Morphing, Télékinésie-Orbing, Télélocalisation.
✘ Votre Péché : L'orgueil
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Patience M. Fournier
MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi. Lun 22 Juil - 19:59

Merci beaucoup :D
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MessageSujet: Re: Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi.

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Patience ☼ Cette main que je te tends, prend-la. Crois en moi.

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