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Une dose de frisson

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MessageSujet: Une dose de frisson Mar 14 Fév - 17:52

Dans un monde idéal. Un monde où nos désirs deviendraient réalités rien qu’en le voulant simplement très fort. Je pense que tout serait différent. Déjà, parce qu’il n’y aurait ni bien ni mal. Il n’y aurait qu’un monde remplie de paix, d’amour. « Pouah » cracherait volontiers le démon qui habite mon cadavre. Mais ça ne serait que pour cacher se besoin de tranquillité qu’on peut ressentir parfois quand on est comme moi, une femme abattue par l’amour. Je n’ai jamais été un vampire ordinaire. Attention, je n’ai pas la prétention de me surenchérir et me rendre supérieure à la moyenne, non. Je dis juste que j’ai toujours plus ou moins eu un comportement hors norme. Comme si quelqu’un de plus puissant que moi, voulait absolument me faire rentrer dans le droit chemin. Je vous ai racontée déjà qu’à quelques mois de ma transformation, j’ai été prise d’un cas de conscience soudain et inexpliqué. Hé bien se soir, on dirait que ça me revient. Mais là c’est encore différent ; ce n’est pas assez fort pour me faire abandonner mon désir de vengeance sur le reste du monde juste par frustration. Car j’ai besoin de ça pour vivre. Besoin de faire payer aux autres mes souffrances en les faisant encore plus souffrir. Ça n’est peut être que physique sur le départ, mais après leurs psychiques en prend un coup. Ils pensent à leurs proches. A ce qu’ils vont devenir après leurs disparition soudaine et inexpliquée. Et savoir que quelqu’un ressentira cette brûlure acide au niveau du cœur. Cette migraine rien qu’en repensant aux souvenirs avec l’être aimé et disparu. Ça soulage mon mal être pour quelques jours. Mais ça n’empêche que cette soudaine prise de conscience me foudroie assez pour que je tombe à genoux, là, au milieu du trottoir dans cette petite ruelle sombre. J’ignore où je suis. J’ai encore trop bu pour savoir où j’ai garée ma voiture. Mais j’ai conscience de toute la souffrance qui habite mon être. Et comme d’habitude, il ne me faut guère longtemps pour tomber dans une crise de larmes incontrôlable. Car oui, ça c’est devenu mon quotidien. Être une larve soumise à la souffrance avant d’être une bête sanguinaire pour hurler ma rage. Puis commence la névrose. Le décor change. La ruelle devient mon ancienne chambre dans la villa de Monterey. En face de moi, le lit conjugal. Derrière moi, la grosse porte marron en bois fermer à doubles tours. Tout semble si réel, que j’ai le sentiment de toucher cette porte du bout des doigts. Mais je sais que ce n’est qu’encore qu’une hallucination. Une de plus pour soulager mon mal être. Une autre qui vient me bercer de douces illusions pour retrouver ma rage d’avancer.
_C’est ridicule Joana, ouvres moi maintenant. Je te jure qu’il n’y a rien entre elle et moi.
Cette voix. Je ne l’a connais que trop bien. C’est celle de Duncan. Elle est remplie de tristesse, d’incompréhension. Il sait qu’il peut défoncer la porte, mais il me respecte trop pour faire ce geste brutal. Ça n’arrangerait pas les choses. N’arrêterait pas les larmes. Je ne suis pas un vampire qui affectionne la violence. A coté de moi, je revois cette bouteille de whisky que j’ai juste eu le temps de prendre avant qu’il m’attrape et m’empêche de m’isoler. Je ne lui réponds pas. J’ai la gorge trop nouée pour. Et de toute façon, pourquoi le faire ? ça n’est qu’un fantôme prisonnier de mes souvenirs.
_ Mon amour, ouvres moi.
Ça me déchire de le sentir si triste. Mais maintenant je sais que cet état ne durera pas assez longtemps. Puis soudain, je me ressaisie, j’hurle :
_Casses toi !
Et je reviens illico dans la ruelle. C’est ça qui est bien avec la névrose, c’est que je distincte bien le faux du vrai. Le rêve de la réalité. Ça fait mal, mais je préfère avoir conscience de tout que de me laisser emporter par des désirs impossibles. Je me relève. Mes genoux sont un peu écorchés, mais ça disparaît presque aussitôt. Dans la poche de ma veste noire en cuir, je sors un paquet de clopes et un briquet. Je me suis mise à fumer peut être une semaine ou deux après avoir quittée Duncan et la maison. J’étais sur les nerfs, je cassais le moindre verre dans le bar où je travaillais. Quand une de mes collègues m’a dit d’essayer. Elle aussi n’avait pas une vie facile. Son mec buvait, la frappait et elle fumait pour ne pas faire une connerie du genre lui foutre une balle dans la tête. Je l’aurais bien aidée, mais à ce moment là, je ne voyais que trop mon nombril pour vouloir lui rendre ce service. C’est d’ailleurs elle qui m’avait teint les cheveux en noirs, pour que mon « mec », comme elle l’appelait, ne me reconnaisse pas facilement dans la rue. Le look cuire et noir, c’est aussi elle. Tirant une bouffée de ma clope, je reprends complètement conscience et je fais demi tour pour repartir dans une rue plus éclairée. Après tout, pourquoi aurais je garée ma voiture ici ? Ce qui est dommage avec ma condition, c’est que je ne peux pas voir dans un reflet de miroir si mon maquillage à couler. Ça doit être effectivement le cas, alors je frotte un peu au hasard. Je ne me maquille pas trop justement à cause de ce détail. Mais juste assez pour ne pas me laisser aller complètement. Sinon, je crois qu’on me prendrait plus pour une clocharde qu’un vampire. Tirant une nouvelle bouffée de ma cigarette, je constate qu’il y’a de la poussière sur mon jean noir. D’instinct, je nettoie avec ma main quand soudain je bouscule quelqu’un. De mauvaise foi je lui hurle dessus.
_ Putain, tu ne peux pas regarder ?
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MessageSujet: Re: Une dose de frisson Jeu 23 Fév - 17:04


Joana & Macy
«Le frisson est une réponse de l'âme face à une situation inconsciemment rejetée.»
[Michelle Harrisson]


La vie dans le passé était plutôt plaisante pour la jeune Macy Lehane, qui appréciait la vie loin de sa mère et de ses ordres. Enfin, elle pouvait profiter pleinement de toute la valeur du mot liberté, malgré la mission pour laquelle elle se trouvait précisément dans ce passé. D’ailleurs, elle n’avait pas encore réussi à rencontrer la Faith du passé, mais la tueuse connaissant son propre caractère qui était trait pour trait celui de sa mère au même âge et connaissant leurs nombreuses altercations mère et fille dans son présent à elle, elle savait d’avance que la relation n’en serait guère meilleure à cette époque. La plupart du temps, elle tâchait de ne pas y penser et elle repoussait l’échéance toujours un peu plus. En attendant, elle se contentait de vivre sa vie, ici, à San Francisco. Macy avait trouvé un petit appartement sympathique, qu’elle partageait avec sa meilleure amie Pippa Halliwell, descendante du pouvoir des trois et fille de la célèbre sorcière Phoebe Halliwell. La jeune femme avait également trouvé un boulot de barmaid au P3, pour payer le loyer, les factures et avoir de quoi se nourrir correctement.

La tueuse repensait souvent à sa vie en ce moment et la comparait à sa vie d’avant, lorsqu’elle rentrait du P3 après son service. Elle repensait à comment elle se sentait oppressée par sa mère, à toujours devoir faire exactement ce qu’elle lui disait sans broncher, comme entrer au Concile du bien, alors qu’elle n’en avait pas envie. Et elle repensait à sa liberté acquise ici, à vivre plus ou moins comme elle l’entendait. Elle flânait dans les rues, se moquant bien de l’heure qu’il pouvait être et prenait son temps, pour rentrer à pied, chez elle dans son appartement suffisamment douillet pour qu’elle s’y sente bien. Après son service, Macy aimait observer le monde alentour, les gens grouillants comme une fourmilière dans les rues de la ville, allant et venant, marchant avec précipitation prenant leur temps, seuls ou accompagnés, étudier leur comportement était toujours très fascinant et intéressant pour la jeune femme, car on pouvait apprendre beaucoup rien qu’en observant les comportements en milieu public. Et puis, il fallait l’avouer, à cette heure, ça lui permettait également de vérifier s’il n’y avait pas des vampires qui se glissaient sournoisement parmi la foule à la recherche d’un peu de sang frais. Quand même miss Lehane n’aimait pas ce qu’elle était, elle n’en restait pas moins une tueuse et gardait la plupart du temps ses instincts de tueuse.

- Moi ? Mais c’est vous qui ne regardiez pas où vous aller.

Macy venait de se faire percuter par une jeune femme blonde, à l’allure longiligne. Évidemment, le caractère de la tueuse était bien trempé et était dans sa déclaration de mauvaise foi. La jeune femme n’avait sans doute pas regardé où elle allait, mais Macy ne l’avait pas venu venir non plus, alors que si elle avait prêté plus attention, elle aurait pu sans doute l’éviter. Un regard noir vers l’inconnue, la tête haute, si la jeune femme comptait répliquer, la tueuse ne se laisserait pas marcher sur les pieds, ce n’était tout simplement pas dans son tempérament, d’autant qu’elle percevait chez la blonde, un petit quelque chose qui n’augurait rien de bon, sans pour autant arriver à mettre le doigt sur ce quelque chose.
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