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Rien ne changera ce que je pense de toi

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MessageSujet: Rien ne changera ce que je pense de toi Sam 5 Nov - 10:24


    La nuit était tombée depuis plusieurs heures maintenant, mais Louise était restée éveillée, elle voulait patrouiller, ou plutôt, elle avait besoin de patrouiller. Ce retour dans le passé la perturbait un peu, elle avait du mal à rencontrer des personnes qu’elle connaissait bien dans le futur, mais qui ne savait encore rien de son existence. Heureusement pour elle, Joshua était à ses côtés, elle n’aurait jamais pu arriver jusque là sans lui. Louise avait toujours eu une relation très spéciale avec son frère. Il était tout, son autre moitié, son confident, la personne qui avait sa totale confiance. Si jamais Josh lui disait de sauter dans le vide, elle ne lui demanderait pas d’explication et sauterait sans hésiter. Il ne l’avait jamais trahi. Ce fut pour celle raison que son cœur se serra lorsqu’elle referma la porte de leur motel. Elle partait sans lui en patrouille, elle ne supportait pas de le voir avec elle, craignant qu’il puisse lui arriver quelque chose.
    Elle lui mentait un peu car elle lui cachait ses petites escapades nocturnes, mais si elle lui disait, il ferait tout pour l’accompagner, dans l’espoir de la protéger. Ce n’était cependant plus son rôle, maintenant c’était à elle de le protéger, c’était elle la tueuse après tout. Elle ne lui avait jamais dis, de peur de le vexer puisqu’elle savait qu’il prenait son rôle de grand frère très à cœur.

    Un pieu soigneusement dissimulé sous sa veste en cuir, une fiole d’eau bénite dans une poche, Louise était prête à combattre, elle avait besoin d’action pour se vider la tête. C’était étrange d’agir de la sorte, mais botter les fesses de quelques vampires la détendrait. Il ne restait plus qu’à en trouver. Ce qui fut moins compliqué que ce qu’elle pensait.
    Au croisement d’une rue, elle remarqua le comportement étrange de deux personnes, un homme et une femme, tous les deux blonds, qui avaient l’air de suivre un couple à plusieurs pas devant eux. Il y avait quelques fous à San Francisco, mais là, ce comportement ne pouvait être que celui de deux vampires assoiffés. Ils finirent par aborder innocemment le couple, et par des paroles que Louise n’entendit pas, réussir à les mener jusqu’au cimetière.
    Le plus discrètement possible, Louise les suivit, que pouvaient-ils manigancer ? Pourquoi les emmener dans le cimetière ?

    Alors que Louise eut à peine un pied de mis dans le cimetière, tout s’accéléra, le vampire blond se jeta sur la femme, qu’il tua sur le coup. La jeune tueuse réagit aussitôt pour tenter de sauver l’homme encore en vie. Elle se jeta sur la femme pour l’empêcher de faire le moindre geste, mais, comme si elle avait senti sa présence, elle l’envoya à plusieurs mètres par un simple geste. L’humain eut le temps de prendre les jambes à son cou, ce qui rassura légèrement Louise, avant de voir les deux vampires se tourner vers elle.
    Dans un bond, elle se remit sur ses jambes, prête à les combattre tous les deux. Ce fut le blond qui attaqua le premier, se ruant sur elle, les crocs prêts à transpercer de la chair. Mais il la connaissait mal, elle était plus rusée que lui, et l’aspergea d’eau bénite, ce qui le fit hurler de douleur. Cependant, ce que Louise ne vit pas venir, c’était l’attaque de la blonde. En quelques secondes, elle fut sur Louise, la faisant basculer en arrière. Il lui était alors impossible d’attraper son pieu. La vampire était d’une puissance effrayante, c’était comme si elle pesait plus lourd que son poids réel. Louise encercla le cou de la blonde avec une main pour l’empêcher d’approcher son visage de son propre cou. Les blessures, cela ne la gênait pas, elle était habituée à présent, mais il était hors de question qu’un vampire ne la morde. Cependant, la vampire avait énormément de force et, doucement, sa bouche s’approcher du cou de Louise, qui tentait de la repousser.
    Et alors que les crocs du vampire se trouvaient à quelques centimètres à présent, elle fut comme tirée en arrière, libérant ainsi Louise de son poids. Etonnée, la tueuse chercha une explication à ce revirement de situation, et fut plus qu’étonnée lorsqu’un visage familier se pencha au dessus d’elle.

    « -Gabriel ?! » s’exclama t-elle en sortant son pieu.


Dernière édition par Louise R. Winchester le Mer 16 Nov - 8:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rien ne changera ce que je pense de toi Dim 13 Nov - 19:42

"Oh, pitié... Vraiment ?"

Sur mon visage se dessinait un air désespéré devant la scène qui s'offrait à moi. Un de mes congénères - un vampire pourtant transformé quelques décennies plus tôt - venait de terminer un festin aussi impropre que ridicule. A ses pieds, les corps inertes de deux-trois personnes (à vrai dire les restes étaient identifiables) et une mare de sang gâchée qui chatouillait mes narines avec un peu trop de vivacité : l'odeur forte du sang aurait put me faire tourner de l’œil, mais pas pour les mêmes raisons que les humains. Au régime strict afin de conserver les idées claires, le sang que je buvais n'était jamais frais au sens qu'il n'était jamais prélevé directement sur les humains. Mais le compagnon qui, devant moi, se laissait aller d'un rire cinglant et atroce, semblait avoir décidé d'accompagner son repas d'un excès de rage.

"Et après tu te demande pourquoi on nous colle l'étiquette de cette image complètement stéréotypée ?! Sérieusement... Tu crains !"

J'avais l'habitude de choisir précautionneusement mes mots. De parler un langage correct et de formuler des phrases qui avaient un sens réel. Mais là, embrumé par cette alléchante mare de sang, je ne pouvais réfléchir normalement.

"Allez Gabriel. Je sais que tu en meurt d'envie. Alors pourquoi t'en priver ? Tu vois... Je t'en ai laissé un peu. Sers-toi, je t'en....."

Le vampire n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que je m'étais précipité vers son corps pourtant à l'affut. Dans un bruit de déchirure et de craquement, sa tête fut séparée de son corps ; puis les deux ne tardèrent pas à devenir d'épais nuages de poussières qui disparurent dans la foulée. Sous mes pieds persistaient le désastre engendré par ce vampire qui avait perdu l'esprit. Je ne pouvais cependant pas laisser leurs corps ainsi. Un chasseur allait finir par tomber dessus, ou pire : un humain inconscient de la réalité qui l'entoure. Ce type d'histoires n'étaient pas bon pour nous, créatures hors du commun. Les médias avaient trop tendance à s'emballer, et le moindre comportement suspect est traqué. C'est pourquoi nous devons nous auto-réguler. Mais sans que je puisse comprendre pourquoi, les "miens" perdaient de plus en plus la raison. Traqués sans relâche, ils commencent à devenir paranoïaques, et pourtant ils sont moins prudents. Comme si une force puissante grondait, alors que rien de tel ne semblait se dessiner à l'horizon.

Dans un cimetière, il n'est jamais bien difficile de trouver une pelle. C'est pour cette raison que je ne mis pas longtemps à me retrouver entouré d'un amas de terre qui grossissais au fur et à mesure que je creusais un trou assez large et assez profond pour recueillir les victimes de cette nuit. Il ne fallait pas que je tombe sur un chasseur maintenant. Par pitié, non. Alors je me dépêchais. Ce qui - avec mes pouvoirs de vampire - ne fut pas compliqué. Le plus dur fut de déplacer les corps dans ce trou creusé assez profondément sans me faire repéré. Cela m'étonnait que d'autres vampires n'arrivent pas d'ailleurs. Il me semblait avoir perçu un bruissement d'herbes plus loin, mais visiblement non. Personne n'était assez curieux pour savoir s'il restait un part au festin. Alors que j'étais prêt à déposer le dernier corps dans cette tombe improvisée, je pus entendre un gémissement. Faible, effrayé, mais bel et bien présent : cette personne n'était pas morte. Elle n'en était pas loin - plus proche qu'elle ne le souhaiterait d'ailleurs - mais son cœur battait toujours, et sur ses joues des larmes coulaient. Je n'étais pas un monstre : elle ne souffrirait pas plus longtemps. Le moins douloureux pour elle ? D'un coup sec et après m'être excusé - après tout, ce fut la moindre des choses - je lui brisais la nuque et la déposais dans sa tombe. Je recouvrais les corps de la terre accumulée, et me débarrassais plus loin de la pelle empruntée.

Je n'aimais pas ces nuits, où non seulement je me sentais obligé d'éliminer les miens, mais en plus d'avoir à tuer des humains. Mais surtout, cela me ramener à la réalité quant à ma situation : moi qui faisais tout pour rester humain n'était devenu qu'un monstre de la nuit. Heureusement, je ne pouvais pas tuer de sang froid. Et le jour où cela devrait arriver, je me planterais certainement moi-même un pieu en plein cœur.
Mais visiblement, ma soirée n'était pas fini. Les bruissements d'herbes que j'avais perçu au loin ? Un couple de vampire et un d'humains. Sans grande surprise, les vampires attaquèrent leur repas, mais furent rapidement pris de court par une tueuse qui avait pointé le bout de son nez. Mais aussi douée qu'elle put être - après tout, elle sauva un des humains qui prit les jambes à son cou - le vampire restant eu le dessus et avait à sa merci la jeune femme.

A mes pieds, non loin, la pelle dont je venais de me débarrasser. J'avais deux choix : sauver ma peau de vampire et m'enfuir loin d'ici, ou sauver la tueuse au risque qu'elle m'élimine également. D'ordinaire, ce choix ne se posait pas. Mais là, j'étais recouvert du sang des corps que j'avais enterré, et passait pour plus que suspect. Mais non. Je ne pouvais me faire de raison. Je brisai le manche en bois de la pelle et me précipitai sur ce vampire. Elle était sur le point de la mordre, mais n'en eut pas le temps. J'agrippai sa veste et la tirai vers moi, puis planta dans son cœur ce pieu improvisé. Alors que son corps disparut dans un ensemble de poussières, j'observai rapidement la scène, contrôlai que la tueuse semblait aller bien, et fut prêt à déguerpir sur le champ quand sa voix se fit entendre :

"Gabriel ?!"

Entendre mon nom me surprit assez pour me figer sur place. A son expression, cela ne semblait pas être une bonne nouvelle qu'elle me rencontre. A la mienne d'expression, je ne pouvais que me demander d'où elle tenait mon prénom. Etais-je désormais sur la liste des vampires à chasser en priorité ? Où l'avais-je rencontrer au Baltic Room ? Non. Ni l'un, ni l'autre. Rares étaient les chasseurs ou tueuses qui me connaissaient. Encore plus ceux qui savaient mon nom. Tout ce que j'espérais, c'est qu'elle ne décide pas de me prendre pour cible. Alors d'un ton travaillé depuis des décennies pour parvenir à mener mes mensonges au bout, je lui répondis :

"Non... Pourquoi, on est censé se connaitre ?"
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MessageSujet: Re: Rien ne changera ce que je pense de toi Mer 16 Nov - 8:20


    Il fallait se méfier, car si Gabriel l’avait sauvé, ce n’était pas pour rien. Elle connaissait bien le spécimen pour l’avoir rencontré à son époque. Il avait en quelque sorte abandonné toute gentillesse pour devenir un vampire comme les autres : tueur et assoiffé de sang. Noah lui avait répété des millions de fois que Gabriel avait des excuses, que l’on devait lui donner une seconde chance et ne pas le tuer, mais la seule solution pour arrêter ce massacre était de l’exterminer. Louise n’était pas une jeune femme sans cœur, bien au contraire, elle avait toujours du mal à tuer des créatures qui avaient été jadis des humains, mais Gabriel était bien trop meurtrier pour rester en vie. Il fallait agir avant qu’il ne tue d’autres victimes. Malheureusement, Louise n’avait pu agir dans son époque, puisque le Concile du Bien avait décidé de faire un petit bond dans le temps.
    C’était sûrement l’occasion rêvée ! Le tuer maintenant et ainsi sauver toutes les victimes qu’il avait déjà faites. Cependant, Louise hésitait pour la simple et bonne raison que Wyatt avait souvent dit qu’il fallait éviter de changer le futur.

    « Non... Pourquoi, on est censé se connaitre ? »

    La tueuse se remit sur ses pieds, le pieu fermement serré dans sa main, ne quittant pas du regard Gabriel. Elle avait déjà combattu contre lui, il était fourbe. Elle ne comptait plus le nombre de fois qu’il l’avait attaqué dans le dos. Mais Louise était réputée pour être rapide et futée, elle s’en était toujours sortie toujours plus ou moins bien.

    « -En quelques sortes… » marmonna Louise, plus pour elle qu’autre chose.

    Il fallait l’avouer, Louise était déstabilisée de se trouver face à un Gabriel qui ne la connaissait pas mais surtout, qui ne tentait pas de la tuer. Il l’avait d’ailleurs sauvé, mais fallait-il vraiment se fier à ça ? Elle savait qu’il avait été gentil un jour, mais le nombre de ses victimes étaient spectaculairement élevé. Devait-elle réellement laisser faire autant de meurtre alors qu’elle avait la possibilité de tout changer, maintenant et tout de suite.
    Un autre détail la gênait, il était couvert du sang. Avait-il déjà commencé les meurtres ? Louise ne connaissait pas assez la vie du vampire pour savoir à quelle époque il était devenu méchant. Elle n’avait eut affaire à lui qu’en temps que méchant vampire à qui elle devait botter les fesses. Et puis, si jamais elle le tuait maintenant, cela voulait dire qu’il ne rencontrerait jamais Noah, qu’elle ne sera jamais triste ou en danger par sa faute.

    Le détaillant de haut en bas, Louise mit de la distance entre elle et le vampire, en cas de besoin. Elle aimait pouvoir réagir. Puis, d’un ton assez narquois, finit par demander.

    « -Alors, le festin était bon ? »

    Bien sur, elle faisait allusion au sang qui tachait pratiquement tous ses vêtements.
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