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Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.]

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MessageSujet: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Lun 31 Oct - 16:13

"- John, tu es sur qu'on ne risque rien ici ?
- Ne soit pas bête Jessica. Personne ne nous trouveras. Les gens sont trop froussards pour s'aventurer dans ces bois !
- Justement..."


Les humains sont si stupides. Je dis ça, mais il y a quelques temps j'étais humain également. Mais de nos jours, ils semblent atteindre des niveaux d'idiotie incroyable. A l'image de ce couple d'une vingtaine d'années, se faufilant des les bois à la recherche d'intimité. A croire que c'était plutôt la mort qu'ils souhaitaient. 23 heures 30, après un film et une pizza, ils n'avaient certainement pas vu les quelques vampires décidés à se réunir ici. C'était l'endroit qu'ils chérissaient plus que tout, puisque les bois étaient assez denses pour se cacher si un chasseur débarquait à l'improviste. Moi ? Ce que je faisais là ? J'ai beau être une personne plutôt asociale, j'ai tout de même quelques amis. Enfin... Des connaissances quoi. Car de véritables amis, j'en ai très peu. Ou plus, car les derniers en date ne souhaitent plus m'adresser la parole. Bref. Je devais donc rejoindre quelques unes de mes connaissances vampiriques que je savais installées à San Francisco. Alors lorsque je venais de descendre de ma moto et entendre la voix des humains, je me doutais que leur présence ici ne serait pas des plus positives.

"- John... Tu as entendu?
- Arrête d'être aussi peureuse.

- Bonsoir..."

En sursaut, les deux jeunes gens se retournèrent vers moi alors que je venais d'arriver à leur voiture. La jeune femme esquissa même un petit cri, cherchant à se cacher derrière celui qui semblait être son petit ami.

" Vous ne devriez pas trainer ici, l'endroit est plutôt mal fréquenté. On ne sait pas ce qui pourrait vous arriver !"

J'avais même décidé d'adresser un sourire à ces deux personnes, sourire qui en définitive avait plus une connotation cynique que sincère. Ce n'était d'ailleurs pas de ma faute, je ne savais plus sourire sincèrement depuis des années. Quoi qu'il en soit, cela ne découragea pas le jeune homme qui - sur la défensive - me menaça d'un combat au corps à corps dont il était persuadé de l'issu. Ce qui me fit plutôt rire d'ailleurs, d'autant plus que la jeune femme tentait de dissuader son petit ami. Ce fut d'ailleurs elle qui parvint à le convaincre et, après un "de toute façon je t'aurais écrasé", il démarra sa voiture en trombe et partit loin de là. Ce n'est qu'à ce moment là que je me rendit compte que je n'étais pas seul, puisque derrière moi un rire se leva et une odeur de cigarette se développa.

"Tu devrais arrêter d'être de faire du social avec les humains, Gabriel. Ils ne te le rendent pas de toute façon."

Le vampire que j'attendais était enfin arrivé, ce qui me rassura. Il s'agissait de l'une de ces personnes en qui je pouvais faire confiance tout en devant me méfier constamment. Serait-il présent, ne déciderait-il pas de me lâcher à la dernière minute ? Non. Malgré ses allures frivoles et sa démarche je-m'en-foutiste, il était là.

"- Alors comme ça tu as décidé de racheter le Baltic Room, hein ?
- Que veux-tu. Je déteste être sous les ordres de qui que ce soit !"

Ce soir, nous n'avions pas décidé de faire de cette rencontre un rendez-vous formel. Il s'agissait simplement de se retrouver et de discuter dans un endroit où nous serions tranquilles. Et pourtant, une odeur "étrangère" s'invita à la fête. Une odeur sucrée, voir même acide. Un quelque chose qui devrait vous porter à fuir, et pourtant je La pourchassais... Je conseillais donc à mon invité de s'éclipser, ce qu'il effectua sans opposition. Nous pouvions nous retrouver à un autre moment sans problème. Et de toute façon, nos rencontres se déroulaient toujours comme ça : elles étaient toujours écourtées pour une raison ou une autre.
Je me retrouvais donc seul, écoutant ces pas légers s'approcher. Ils étaient calmes, mesurés, cherchant patiemment l'endroit où ils devaient se poser. Il s'agissait d'une personne en chasse, et pas n'importe laquelle. Si cela me réjouirait de La voir, je gardais un visage grave et impassible. Ma concentration était à son comble, prévoyant les prochains faits et gestes de cette personne...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Lun 31 Oct - 19:44

Music of Rp

La nuit est devenue mon monde. Je ne peux plus profiter des rayons du soleil sur ma peau. Mais ceux de la lune, je n'avais jamais pris le temps de les admirer avant. Ils sont loin d'être moche. Ils sont même aussi beaux que ceux du soleil. Ils ont un avantage cependant ... ils ne me brûlent pas la peau. Petit comme avantage n'est-ce pas ? Oh je ne parle pas de coup de soleil, si ce n'était que ça je serais heureuse !


Je suis dans un arbre du bois de San Francisco, la tête en l'air, j'observe cette boule dans le ciel. J'en avais assez de chassez en ville. Si je continue toujours au même endroit, je vais finir par me faire repérer. Et puis Sam est ville ... plus il passera du temps avec moi, plus il pourra découvrir ma véritable identité. Et ça peut poser des problèmes. Je ne veux pas blesser Sam, il croit que je suis encore qu'une simple chasseuse, s'il savait ce que je suis aujourd'hui je n'ai aucune idée de sa réaction. Voudra-t-il me tuer ? M'acceptera-t-il quand même ? Pensera-t-il que je suis différente ? Non je ne peux qu'il découvre ce que je suis devenu.


Respirant un coup, je repose mon livre dans mon sac. Les vampires commencent à grouiller dans les bois. Et le nombre d'adolescent frivoles à la recherche de sensation forte comment aussi à augmenter par ici. De quoi dire « bon appétit » au vampire et « la chasse est ouverte » pour moi ! Accrochant mon sac en haut de l'arbre j'y laisse des objets précieux dedans. Je sais que je reviendrai plus tard pour venir le chercher. Disons qu'au bout de dix vampires minimum je pourrai revenir ici. Enfin je suis optimiste en disant ça ! Je sais que ce n'est pas au bout de dix vampires que je vais terminer ma soirée en tant que tueuse.


Maintenant debout sur ma branche, j'entends des étouffements en bas de mon arbre. Et bien ils n'attendent pas longtemps pour que je démarre mon service. Sortant mon pieu de ma Boots grise, je saute de l'arbre évitant les branches et atterrit sur mes pieds. Face à moi, ce que je dois maintenant appeler un « collège ». A ses lèvres du sang coulant le long de son menton, dans sa main la nuque d'un jeune homme âge d'environ 15 ans. Soulevant mon sourcil gauche je regarde ma proie ... ce monstre au coeur qui n'est plus qu'un tas de muscle inactif.


« Je suis pour la partage tu sais ... si tu me donnes en récompense tel ... ton corps et surtout ce soir »



Hé oui entre les vampires non partageur et ceux qui veulent bien donner une gorgée contre une partie de jambe en l'air ... le choix est franchement pas très ouvert. Penchant la tête sur le côté, mon pieu caché dans mon dos, j'avance tel de rien. Un sourire sur les lèvres. Je me retiens encore contre mes pulsions. Le sang humain est un véritable supplice encore pour ma faim. Je me suis habituée à boire du sang animal, je pense cependant qu'il va falloir trouver un autre centre d'alimentation. Je sens bien que cela ne me suffit pas. Mais quoi ? A la morgue ? Aux dons du sang ? Je verrai cela en temps voulut. La j'ai plus urgent à faire non ?


« Désolé ... je ne suis pas intéressée ... »


M'approchant rapidement, je brise son bras tenant la victime et l'expulse d'un bon coup de pied dans l'abdomen le propulsant plus loin. Sa victime ton au sol, épuisé effrayé. Il est en vie c'est le principal, mais il faut reconnaitre qu'il aura un sacré choc pour la suite de sa vie. Me relevant je frotte mon jean noir qui me sert mes cuisses. Il est pratique et évite de m'accrocher dans une branche qui peut être gênante. En regardant derrière moi, je vois ce vampire qui de sa main encore état remettre en place son bras déboité accompagné d'un hurlement. « chochotte » murmurais-je avec un sourire. Laissant tomber ma veste en cuire bleuté sur l'ado pour qu'il ne prenne pas froid je relève mes cheveux fixant mon ennemi.

Ses yeux ne sont plus aussi pervers que tout à l'heure ! Oh que c'est étrange. Il y a aussi ses crocs qui ressortent un peu plus, comme ça à l'air terrifiant. N'oublions pas aussi ses rides tout au tour des yeux. Hey et si je lui proposais une crème ant-ride ? Enfin vue le grognement qu'il vient de lâcher, il n'a pas l'air franchement décidé à parler esthétique ! Comme toujours le vampire se précipite vers moi, courant à grande vitesse, je balance mon corps pour lui donner un coup de pied au visage. Il stoppe mon attaque sans aucun problème de ses deux mains, un sourire sadique apparait. Jusqu'à ce que je plonge en avant, enfonçant mon pieu jusqu'à là cacher.

Mon pied retombe doucement sur le sol. Je me retourne vers l'adolescent pétrifié, récupérant ma veste.
« Tu ferais mieux de partir, la forêt est loin de porter conseil la nuit. Prend cette route, pour le moment il n'y a aucun de ces monstres pour le moment. Va vers un hôpital ... et dit que tu t'es fait attaquer par un chien errant. Ces histoires de vampires personne n'y croira ! »



La chasse commençait si mal à mon gout. Il est vrai que je n'aime pas qu'il y ait des victimes ... et surtout si jeune. Je ne prends pas le temps d'attendre sa réponse. Je ne veux pas de réponse, alors je cours loin d'ici, à la recherche d'une nouvelle proie. Ce qui m'arrête dans ma course ? Ce vampire qui fuit et surtout celui qui reste là. Celui qui est partie est trop loin pour que je puisse le rattraper, mais celui qui est là ... qui est-il ? Je ressens comme une attirance envers lui. Qu'est-ce qui se passe hein ? Mon pas se fait plus silencieuse, je tourne un peu en rond, comme pour trouver un point pour l'observer. Discrète agile, se faufilant entre les arbres, je perçois en lui un vampire ... mais quelque chose cloche.

M'approchant discrètement pour l'observer j'avoue pour une fois ne pas savoir comment faire. Tout semble trop silencieux. Ce n'est que lorsque j'entrevois son visage que je manque de trébucher. Récupérant mon équilibre sur une branche, une épine créer une entaille ma main. Voyant le sang coulé sur ma paume je sais que l'effet surprise est raté. Je décide alors de m'avancer pour mieux observer et me mettre à découvert. Le pieu dans ma poche arrière je sais qu'en cas de situation d'urgence je peux l'attraper vite. Je suis stupéfaite en voyant son visage de plus près. Mon sang ne fait qu'un tour en moi. Je retiens une pulsion qui me pousse à aller vers lui. Penchant la tête sur le côté faisant balancé mes cheveux blonds je reste pétrifier.


« Mais ... qu'est-ce que vous êtes ? »


Le clair de lune le rend si ténébreux, si mystérieux. C'est la seule chose que je peux dire. C'est totalement futile, pourtant je sais ... que ce n'est pas la première fois qu'on se rencontre.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Lun 31 Oct - 22:49

Alors que les pas tournaient autour de moi, mon ouïe se tendait vers eux. Les suivait. Les traquait. Puis mon odorat comprit que cette odeur sucrée-acide qu'il percevait venait non seulement du sang de celle qui m'observait, mais surtout d'une griffure qu'elle venait de se faire. Allons Lily... N'as-tu pas appris les bases de la chasse des vampires ? Le sang les attire. D'ailleurs, j'en perçois un non loin qui fait demi-tour instinctivement. A-t-il compris ce lien qui nous unissait ? Je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que personnellement cette odeur sucrée m'attire. Alors je dois serrer plus fort mes canines contre mes lèvres pour résister à l'acidité de ce sang que j'ai déjà gouté. Je dois me forcer à me rappeler de cette nuit où je l'ai savouré, au détriment de sa vie. Je dois me remémorer ces promesses auxquelles je m'étais forcé. Je n'avais pas l'intention de l'attaquer. Mais il serait évident que, dès mon retour à mon appartement, je me rassasierait certainement d'une poche de sang m'attendant. Le sang... Je n'étais devenu qu'un monstre carburant au sang humain s'il souhaitait vivre. Heureusement, j'étais un minimum civilisé et ne me permettait pas d'attaquer les humains. Je tentais de vivre parmi eux du mieux que je pouvais. Mais vivre la nuit apportait certaines conditions et il était difficile de trouver un moyen de vivre parmi les humains. La solution que j'avais trouvé ? Diriger une boite de nuit. Si des réunions étaient prévues, je faisais en sorte de passer la journée sur place, puisqu'aucun rayon de soleil ne filtrait à l'intérieur. Et du fait de ma prestance naturelle de vampire, je savais que personne ne viendrait me demander des explications. Et puis après tout : j'étais le boss, non ?

Lorsqu'enfin Lily put apercevoir mon visage, qu'elle s'approcha et finalement s'arrêta, j’oubliai toute idée de croquer une carotide et me sortit de mes songes. Une simple phrase, et mes pensées obscures disparurent.


"Mais... Qu'est-ce que vous êtes ?"

Soyons honnête : il me fut difficile de retenir cet éclat de rire qui venait du plus profond de mes entrailles. Je ne me moquais pas de la jeune demoiselle - loin de là - mais comprenez que dans ma situation, je ne pouvais que trouver ça drôle. Et dieu sait que je n'avais pas rit depuis bien longtemps. Il était évident qu'elle savait ce que j'étais. Alors je ne pouvais que me poser cette question : pourquoi me demander cela ? Et pourquoi être aussi pétrifiée ? Je me demandais si notre fameux lien était donc aussi puissant. Si une force nous nouant venait hiérarchiser nos rapports. Ou si - tout simplement - elle se souvenait de moi. Elle ne devait certainement pas se souvenir de cette nuit où je fus dans "l'obligation" de la transformer. Alors peut-être était-ce toutes ces fois où je la suivais ? Apparais-je comme une ombre ou une image récurrente que son esprit ne peut canaliser ? Ce serait assez amusant. Quoi qu'il en soit, si je ne m'attendais pas à ce qu'on parle réellement tous les deux. Ou tout du moins pas maintenant. Elle ne serait certainement pas préparée au fait que je ne lui apporte pas les réponses aux questions qu'elle me posera certainement. En attendant, je m'étais décidé à répondre à celle qui m'avait plutôt bien amusé.

"Je suis un vampire. Mais ce n'est pas une bien grande révélation que je te fais là."

Je me rapprochais de cette chose pétrifiée d'un pas lent et rassuré. Depuis la dernière fois que je l'avais vu - quelques semaines auparavant - elle n'avait pas bien changée. Elle avait toujours ses longs cheveux blonds, cette nuit ses yeux noisettes tiraient légèrement vers un vert amande plutôt doux. Alors sur mes lèvres, un sourire toujours aussi étrange s'était dessiné. J'attrapais sa main griffée et mesurait l'étendue des dégats. Plutôt minimes.
"Tu devrais survivre" lui lançais-je d'un ton amusé alors que je lâchais sa main. Puis, d'un pas léger, je reparti vers l'endroit où je me trouvais précédemment. Sous les rayons de la lune, qui remplaçaient un soleil auquel je n'avais plus droit.

"Tu ne devrais pas trainer seule dans ces bois. Quelles que soient tes habilités. Je m'installais sur un amas de pierres. D'ailleurs, si on observait les alentours, on pouvait distinguer les restes d'une ruine dont il ne restait quasiment rien. Mais je te rassure, tu n'auras pas besoin de ça - lui dis-je en désignant du doigt ce pieu qu'elle semblait cacher. Je n'ai pas l'intention de t'attaquer et les autres vampires ne devraient pas nous embêter."

En y réfléchissant, ma voix était étonnamment calme. Grave, comme à son habitude, mais tellement calme qu'elle semblait portée par la légère brise du vent. Je savais que - lorsque je viendrais à rencontrer Lily - je ne pourrais l'approcher par ce que j'étais réellement. Et d'un autre côté, c'est comme ça que je m'étais toujours vu. Finalement, Lily était quelque part l'enfant que je n'avais jamais eu avec Mary. Il était dommage que celui qu'elle m'est donné soit de cette manière. Si je je ne pardonnais pas à celle que j'avais épousé de m'avoir ainsi trahi, je ne me pardonnerais pas moins d'obliger Lily à être cette bête de la nuit que j'étais devenu. Après tout, moi-même je ne l'avais pas choisi...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Mar 1 Nov - 21:00

A ma question je vois comme un rire dans ses yeux. Un soulagement et tant d'autre chose. Sauf ce que je suis censé voir. Comme une sorte de découverte. C'est vrai quand quelqu'un apparait sous vos yeux comme ça, que vous ne vous êtes jamais vue alors il y à ce moment. Cet instant qui fait qu'on observe la personne une première. Sauf que ses yeux qui plongent dans le miens, c'est comme si cela c'était déjà plus d'une fois. Comme si cet homme face à moi me connaissait. C'est improbable et pourtant c'est ce qu'il laisse voir. Me connais-t-il ? Sait-il qui je suis ? Pourquoi il n'a aucune surprise ? Et moi qu'est-ce-que je fais là ? Rester là immobile ? Suis-je devenue une statue ? Non bien sûr que non ! Bouge Lily bouge.

Mais y a une contradiction en moi, mon corps, ce que je dois appeler les morceaux de mon âme désire une chose. Me précipiter vers lui, ne plus le lâché. C'est ce que je ressentais en voyant papa. Comme un sentiment de sécurité va apparaitre si je me jette dans ses bras. Sauf que là, avec mes sentiments vampires c'est amplifié par 10 ... voir même 100. Mais ma raison elle est là, me rappelant une chose : C'est un vampire ! Bien entendu je suis une vampire, mais lui il n'est pas comme moi/ Je ne pense pas, c'est presque impossible. Et puis je sais que faire confiance à cette race ne rapporte rien de bon. Je le vois dans ses yeux qu'il est dangereux. Alors, entre ce sentiment de vouloir courir vers lui et mon combat pour limite appeler Sam pour sortir de là je ne fais qu'une seule chose : rester sur place, immobile telle une statue !



"Je suis un vampire. Mais ce n'est pas une bien grande révélation que je te fais là."


Il se rapproche de moi, j'ai qu'une envie de crier « n'approche pas ! » mais ma langue tourne sept fois dans ma bouche, seul un grognement s'échappe de ma gorge. Un grognement de ce combat intérieur en moi. Plus il s'approche de plus j'ai envie de foncer vers lui, de faire quelque chose de totalement incongrue. Plus il vient vers moi, plus j'ai envie de hurler pour qu'une tueuse passe par ici pour me tirer et là. Quitte à me planter un pieu dans le coeur. Et pourtant je sais que si c'est le cas, cet homme me défendra. Pourquoi suis-je persuadé de ça ? J'ai envie de me prendre la tête dans les mains. Tout est sens dessus dessous. Pourquoi ? Pourquoi ? POURUOI ?

Qu'est-ce qui ne tourne pas rond en moi ? Pourquoi quand il prend ma main griffé je frissonne, son sourire pourrait me faire fondre sur place. Je pourrais craquer et tomber dans ses bras si je ne résistais pas autant. Si ma raison n'était pas aussi puissante que mon coeur. Et encore heureux cela m'évite de faire un malheureux geste pouvant précipiter la fin de mon immortalité. Pourtant, c'est comme si en le voyant je savais qu'il avait et sera toujours là. Comme si ma solitude de ces trois dernières années n'était que des illusions. Un murmure me vient aux oreilles, sourde à tout le monde sauf à mon coeur « Alors ... tu étais là ? »


« Tu devrais survivre » il retourne à sa place, sous ces rayons de soleil. « Tu ne devrais pas trainer seule dans ces bois. Quelles que soient tes habilités ».Il s’installe sur un amas de pierres. « Mais je te rassure, tu n'auras pas besoin de ça » Il me désigne du doigt ce pieu caché dans mon dos « Je n'ai pas l'intention de t'attaquer et les autres vampires ne devraient pas nous embêter »


Je reste perplexe, je ne sais plus quoi dire, je lutte au fond de moi. Contre moi, contre ma raison, contre mon coeur. Je me bats, car je sais qu'aucun de mes deux sentiments n'est juste. Je suis une tueuse bordel, je ne dois pas fuir, ni me précipiter dans les bras de cet inconnu. Alors, pourquoi je sens cette unique larme qui coule le long de ma joue gauche. Pourquoi ? Et ce sentiment de solitude, ce poids sur mes épaules que j'ai porté depuis trois ans comment as-t-il put disparaitre aussi facilement?

J'en ai assez de rester là tel une statue. Ça ne me ressemble pas ! Alors, il y a une seule réaction à cela. Se faire mal. Enfin de compte je me retourne et me retourne pour donner un coup de poing puissant dans un arbre non loin de moi. Je sens l'arbre tombé, mais aussi de multiple blessure qui s'ouvrent sur la jointure de mes mains. Le pire dans tout ça ? Le craquement de mon épaule que je viens limite de me déplacer. Je n'hurle pas. Je tente seulement de refaire surface. Ma respiration haletante je replace mon épaule de mon autre main.

Fixant la main ensanglantée je perçois le sang qui coule. Mes yeux ne virent pas aux jaunes. Je contrôle parfaitement ma soif. Mon propre sang ne me donne pas envie de boire. Mais mes blessures se referment bien trop longtemps même pour une vampire. Cela est dû à mon alimentation. Relevant les yeux, je fixe l'homme face à moi.


« Vous n'êtes pas qu'un simple vampire ! » Murmurais-je doucement « Ce n'est pas possible que vous soyez qu'un simple vampire, vous n'êtes pas comme les autres. Et puis depuis quand les vampires donnent des conseils ? Depuis quand ils veulent que l'un de ses concourant doit survivre. Qui êtes-vous ... pour moi ? »

Mon regard se fait suppliant sans que je puisse contrôler quoi que ce soit. Je n'arrive pas par le simple fait que son visage j'en ai rêvé depuis que je suis plus petite. Il a toujours été là, c'est juste que je m'en suis jamais réellement souvenue. Alors, le voir en chair et en os devant moi c'est un choc. Mais le percevoir en vampire c'est improbable.

« J'ai l'impression que ... vous avez toujours été là ! Et pourtant qui vous donne le droit de me dire de survivre ? Vous vous prenez pour qui ? Papa ? C'est absurde je ne vous connais pas !»

C'est absurde et je le sais parfaitement. Et quand le papa m'a échappé des lèvres j'ai eu un tremblement, je me force à ne plus dire ce mot depuis ma transformation. Et pourtant ... comme il me manque, tous les deux. Alors, je me surprends à me rendre compte que cette dernière phrase, j'ai la voix enrouée et je suis presque sur le point de hurler, ce qui me retient c'est que j'ai la tête penchée en avant et que mes jointures sont blanches tellement je les sers.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Mer 2 Nov - 20:55

Quelque chose dans notre rencontre me perturbe. Est-ce le fait de l’avoir attendue depuis si longtemps ? Non. C’est autre chose. Je crois que j’aurais aimé voir cette Lily que me décrivait son père comme étant pleine de vie, ne cessant jamais de parler et de rire. D’ailleurs, parait-il que son rire était particulièrement cristallin et surprenant entendre. Pas surprenant dans le sens de ces rires ridicules que l’on peut entendre chez des gens tout aussi ridicules. Non. Surprenant parce qu’il semble parfait et ne peut que vous entrainer à rire également. C’était tout du moins comme cela que son père me le décrivait. Mais d’un autre côté, je ne pouvais que me doutait que je n’aurais pas le droit à cette Lily que j’espérais tant voir. Celle que j’ai devant moi est… Silencieuse, et inactive. On peut le dire : je suis presque déçu tant j’espérais qu’elle serait en dehors de la norme. J’en parle comme d’un être dont je suis tombé amoureux ? Oui et non. Ce n’est pas un amour comme vous l’entendez, mais plus un sentiment qu’unirait un père et sa fille. Je me sens comme un père de transi, dont les sentiments ne sont pas réciproques. D’un autre côté, je serais non seulement incapable de remplacer son père qui avait pour moi tous les atouts qu’un bon père devait avoir, mais en plus la jeune vampire ne me connaissait pas. Il était difficile qu’elle éprouve quoi que ce soit comme sentiment envers moi. Mais chaque histoire a son commencement, non ? La nôtre serait certainement basée sur l’omission et le mensonge, car je ne me leurre pas : je sais pertinemment ce que l’annonce du fait que je sois la personne qui l’ai transformée provoquerait. Depuis deux ans que je l’observe plus attentivement que jamais, je comprends qu’elle refuse ce qu’elle est devenue comme moi je l’ai détesté des décennies plus tôt. Mais quoi, Lily ? Voulais-tu vraiment que je te laisse mourir ? Et là viendrait la question fatale : pourquoi n’as-tu pas sauvé mon amie ? Parce qu’elle était déjà morte avant que je n’arrive.

Dans mon esprit, les images de ce soir où mes crocs perforaient sa nuque traversaient rapidement. Ils ne me laissaient que l’arrière-gout acide de cette soirée, puis le regard de ses parents nous bannissant à jamais. Tout aussi brièvement, une ombre s’invite dans mes yeux avant de repartir aussitôt. Ce gout me semblait plus réaliste que jamais. Un bruit de fracas me rappela à la réalité. Cette odeur était belle et bien réelle, et le craquement qui s’en suit m’arracha un grognement. Je n’étais pas sauvage : je détestais les bruits de craquement des os. Ils m’horripilaient et je n’avais qu’une seule envie : arracher la tête de son responsable. Ok, c’est débile comme idée puisque cela provoquerait un craquement des os tout aussi immonde. Mais… Bref. Ne nous lançons pas dans une discussion aussi philosophique qu’inutile et concentrons-nous sur les faits.

Jambes croisés, coude apposé sur mes genoux et visage calé dans ma main, j’observais la scène d’un sourcil arqué. A côté de ma jeune vampire se trouvait un arbre étendu au sol. Mon esprit ne pouvait s’empêcher de crier un mot : « NOR-MAL ». Après tout, tout le monde aimait casser des arbres comme on casse des assiettes. Non ? Et quand elle est face à une porte, il se passe quoi : elle casse la poignée ? (Big up :) ) Le seul « détail » qui m’obligeait à ne pas rire de la chose, c’était cette larme vaguement séchée par la brise nocturne portée au travers des arbres encore debout. Et le sang goutant encore au sol depuis sa main. Pas très malin côté discrétion, mais soit. Je connais les habitudes de Lily en matière de repas, et ait déjà put observer qu’elle ne pouvait se guérir trop vite. Et je ne serais pas le premier à l’en critiquer, puisque – personnellement – je vais à la banque du sang. Mais quand son regard se relève vers moi, mon sang ne fit qu’un tour (et on me pardonnera l’expression humaine). Son regard se fit suppliant, douloureux.


« Vous n'êtes pas qu'un simple vampire ! » Murmurait-elle doucement. « Ce n'est pas possible que vous soyez qu'un simple vampire, vous n'êtes pas comme les autres. Et puis depuis quand les vampires donnent des conseils ? Depuis quand ils veulent que l'un de ses concourant doit survivre. Qui êtes-vous ... pour moi ? »

Je suis l’homme qui a fait de ta vie un cauchemar. Ça te va comme ça, Lily ? Je suis celui en qui ton père a toujours fait confiance et que j’ai trahi d’un coup de poignard dans le dos. Je suis...

« J'ai l'impression que ... vous avez toujours été là ! Et pourtant qui vous donne le droit de me dire de survivre ? Vous vous prenez pour qui ? Papa ? C'est absurde je ne vous connais pas ! »

Alors que mon visage s’était durci face au sérieux et à la détresse de ma petite protégé, au fond de moi j’avais envie de sourire. D’ailleurs, je ne saurais vous dire si mes commissures s’étaient levées vers le haut à cet instant. Ce que je n’espérais pas. Mais après plus de vingt ans, cela me réjouissais qu’elle ait l’impression de me connaitre, que j’ai toujours été à ses côtés. Comme une récompense pour le travail accompli. Mais c’était à demi-ton, puisqu’elle me rejetait en bloc. Ce qui n’était pas étonnant d’ailleurs. Moi-même je ne savais comment je réagirais face à l’homme qui a mis fin à ma vie d’humain. Depuis l’instant où je suis devenu vampire, je m’étais toujours juré de me venger de la mort de ma bien-aimée. Mais maintenant que je savais qu’elle était toujours « vivante », pourrais-je toujours avoir envie de le tuer ? Quelque part, je restais convaincu que le lien entre un vampire et son engendré était plus fort que tout. Qu’il était difficile de le renier.

D’un geste lent, je me relevais. Je tapotais doucement mon jean afin de faire disparaitre les traces de poussières récupérées en ayant été assis sur les pierres, et remis le col de ma chemise dont le dernier bouton était défait. Cela me permettait de réfléchir encore un peu à mes paroles. De le mesurer, les peser, et les choisir.


« Tu as raison, je ne suis pas ton père. Et je n’oserais jamais l’être. Après tout, on n’a qu’un seul père dans une vie. »

A ces derniers mots, un bref sourire triste se dessina sur mes lèvres. Je n’avais jamais connu le mien de père et ne le connaitrais jamais. Lily, par contre, pourrait peut-être avoir une chance de revoir le sien. Il ne pourrait qu’accepter de la revoir, sachant qu’elle n’avait pas oublié ses enseignements et ses obligations.

« Je m’appelle Gabriel. Oui, comme l’archange. Un rire m’échappe à cette allusion. Et tu as raison, je ne suis pas comme ce que tu appelles « les autres vampires ». Nous ne sommes pas tous de sauvages sanguinaires. Certains d’entre nous ont décidé de conserver une vie la plus normale que possible. Après tout – et tu l’auras certainement remarqué de toi-même – nous ne sommes pas obligés de tuer pour survivre. Nous ne sommes pas même obligés d’attaquer les humains pour nous nourrir. Il n’est jamais possible de choisir son destin. On peut cependant décidé de la façon dont on y accède. »

D’accord, j’avais envie de me la jouer un peu mystérieux façon Yoda. Mais la vérité était que je choisissais toujours soigneusement les mots que j’employais, quitte parfois à paraitre un peu vieux jeu. Cela faisait partie de moi après tout. Et mes formulations désuètes n’allaient pas être abandonnées pour le plaisir des autres !
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Jeu 17 Nov - 21:43

[On est repartie et ça va envoyer du pâté je te promet !! ]


Il n'y a pas un seul chant d'oiseau. La nuit fait taire la mélodie qui peut s'échapper de leurs gorges. Je me contente maintenant de l'écouter à travers le rideau de mon salon du manoir. Je me souviens avant quand je les observais sur l'herbe en compagnie de cette amie qui savait tout de moi. Je m'endormais sur ses genoux dans cette mélodie, fatigué physiquement de ma double-vie. Mais là il y a seulement des rapaces, des chouettes reine de la nuit. Resplendissante par ses yeux globuleux et terrifiant pour ces sourires rampant au sol. Et moi qui suis-je ? Suis-je encore cette jeune fille allongée sur l'herbe, la tête sur ses genoux riant et ronflant ? Ou suis-je simplement une coquille vide ? Au fond de moi je sais qui je suis réellement, cependant en surface ... je suis encore cette vengeresse. Alors, je tue mes semblables sans aucune pitié dans les yeux, avec plus de détermination dans les yeux que lorsque j'étais humaine. Je suis une arme à détruire ce que je suis les vampires.


Alors, pourquoi ? Pourquoi face à lui je ne fais rien. En temps normal ça finit en « je suis une tueuse, chéri » avec un pieu dans le corps de mon ennemi. La fin ici m'a l'air différente ici. La preuve c'est la première fois que je parle autant à un vampire. Qu'elle honte ! Si mon observateur me voyait il me tuerait .... Un pour ma nature et deux pour ma bêtise de parler à l'ennemi .... A croire que je ne retiens jamais l'enseignement de mes parents et de mon observateur ! C'est ce qu'on appelle vouloir faire celons son envie et être têtue comme une mule. Et je suis certaine de pouvoir battre une mule. Mais quand même commencer à me taper la discute avec un vampire ... c'est assez surprenant de ma part. C'est pour cela que la fin sera différente ? Non. Alors, pourquoi ? Je ressens quelque chose en moi qui fait que je me sens incapable de le tuer. Enfoncer un pieu dans son corps me révulse. C'est étrange comme sensation.




« Tu as raison, je ne suis pas ton père. Et je n’oserais jamais l’être. Après tout, on n’a qu’un seul père dans une vie. »son ton est calme et posé, il se lève tout en lenteur comme pour donner plus d’intensité à ses paroles et celle qu’il va prononcer. « Je m’appelle Gabriel. Oui, comme l’archange. Un rire s'arrache de sa gorge, mon dieu il sait rire ? En le voyant ainsi on aurait du mal à le croire .... Et tu as raison, je ne suis pas comme ce que tu appelles « les autres vampires ». Nous ne sommes pas tous de sauvages sanguinaires. Certains d’entre nous ont décidé de conserver une vie la plus normale que possible. Après tout – et tu l’auras certainement remarqué de toi-même – nous ne sommes pas obligés de tuer pour survivre. Nous ne sommes pas même obligés d’attaquer les humains pour nous nourrir. Il n’est jamais possible de choisir son destin. On peut cependant décidé de la façon dont on y accède. »


J'observe l'homme se tenant face à moi un instant. Longtemps. Un silence plane et vous n'imaginez pas le nombre d'ange qui passe durant ce temps. Il vous parait interminable ? Non ça c'est une impression Einstein la très bien expliqué dans une de ses théories ! Le temps reste identique à lui-même, c'est juste votre subconscient qui s'amuse avec votre patience ! Levant la main doucement, je la place devant mes yeux, mes lèvres. Des tremblements prennent mon corps, des secousses que l'on peut prendre comme des larmes que je verse à chacun de ces pulsions. Jusqu'à ce qu'on entende mon rire résonné doucement dans la nuit. Pas bruyant, mais doux et cristallin s'envolant avec la brise. Une main sur le ventre, je retire l'autre qui est sur mon visage tentant de me calmer. J'observe le fameux Gabriel devant moi.


« Sincèrement, tu n'as rien de l'archange ! Désolé, mais Gabriel c'est un prénom qui m'a toujours fait rire, surement parce qu'un de mes anciens camarades s'appelait ainsi et faisait le pitre. S'il te voyait il dirait que tu serais une honte pour sa renommé, un Gabriel sérieux, c'est un sacré comble ... et contraste .... Pour moi en tout cas ! »


Mon ami Gabriel était, est et restera un pitre. Alors, voir une personne aussi sérieuse en face de moi parlant comme ça oui ça me fait rire. Comment je fais pour passer des larmes aux rires ? Voyons pleuré n'est pas ma nature. Je n'aime pas me lamenter. Et je sais me ressaisir très rapidement. Surtout depuis que je suis vampire. Tout est différent, je suis triste 100 fois plus vite, tout comme suis heureuse 100 fois plus vite. Et ce que je ressens est amplifié ! Enfin tout est beaucoup plus intense, dur à contrôler ! Ah et pour ceux qui pourraient croire, non les vampires femelles n'ont pas de règles, donc elles n'ont pas de mauvaises périodes qui font qu'elles passent du rire aux larmes en trente secondes pour un rien ! Cessant mon fou rire, je me repositionne droite face à lui. Soulevant un sourcil.


« Sans vouloir être vexant, dans dix ans, ne vous présentez pas ainsi. On ne pourrait pas croire qu'un euuuh une personne de votre apparence puisse s'appeler ainsi. Après tout c'est comme si les vampires se présentaient aujourd'hui sous le nom de Marie-Annette .... Franchement peu envisageable ! »

Je souris gentiment, pourtant je reste sur mes gardes, je sais ce à quoi je fais face. UN vampire. Alors, bien entendu il peut être « like me » mais j'ai dû mal à le croire. Il sent le sang humain.

« Que fait un ... gentil vampire ici ? »

Non j'ai dû mal à placer le mot gentil sur sa tête .... Désolé mais bon c'est dur à croire vous ne pensez pas ?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Lun 19 Déc - 22:44

« Sincèrement, tu n'as rien de l'archange ! Désolé, mais Gabriel c'est un prénom qui m'a toujours fait rire, surement parce qu'un de mes anciens camarades s'appelait ainsi et faisait le pitre. S'il te voyait il dirait que tu serais une honte pour sa renommée, un Gabriel sérieux, c'est un sacré comble ... et contraste .... Pour moi en tout cas ! »

Le tact légendaire de Lily. Tellement légendaire, qu’il n’a jamais existé. Et moi-même, je venais d’en faire les frais à l’instant. Si on avait sût me mettre en garde contre ses piques difficile à digérer, cela surprenait tout de même la première fois qu’on les recevait. A cette pensée, je venais de réaliser une chose qui – je crois – ne m’avait jusqu’à présent pas effleurer l’esprit. A cet instant se déroulait notre première conversation à Lily et moi. Ce n’était pas notre première rencontre, mais nos premiers mots. Si en soit cela était étrange pour d’autres, j’appréciais pleinement cette pensée. Quoi qu’en fait, je me rappelais surtout d’autre chose. D’autres paroles que j’aurais dû tenir avec elle à cet instant. Alors forcément, je replongeais deux ans plus tôt…

Sur le perron de la maison des Evry, l’homme qui – jusqu’à présent – avait été ce qu’on pouvait qualifier de meilleur ami était entré dans une colère noire, refusant même que je franchisse le seuil de sa porte. Alors il hurlait aussi fort qu’il pouvait, masquant la tristesse de sa perte par une rage incontrôlable.

« Les premiers mots que tu porteras à cette chose, choisis les bien Gabriel. Explique- lui donc qui tu es devenu pour elle ! »

Cette chose ? Lily. Les marques de mes crocs toujours présents dans son cou, elle n’avait pas encore repris conscience. Alors je la portais, et n’avais pas eu la possibilité de la déposer chez ses parents. Etait-ce un moyen pour eux de ne pas croire en ce qui était arrivé ? Tout ce dont je me souviens, c’est qu’il conclut par un cinglant « Dis-lui que ses parents sont morts par le vampire qui l’a transformé ! Ce n’est qu’à moitié faux après tout ! » Après ces mots, il avait claqué la porte d’entrée, me laissant avec le corps de ma vampire.

Aujourd’hui, deux ans avaient passé. Si elle ne savait pas qui j’étais, moi je le savais et cette situation me satisfaisait. Cette rencontre ce soir ? Totalement fortuite. D’ailleurs, si elle n’avait jamais eu lieu, la jeune femme ne connaitrait toujours pas mon identité. Et quelque part, cela ne me dérangeait pas. Mais aujourd’hui, je pouvais enfin profiter de quelques mots échangés avec elle. D’accord, je ne pouvais pas choisir les mots pour elle, tout comme je ne m’attendais pas à ce qu’elle me saute dans les bras.


« Sans vouloir être vexant, dans dix ans, ne vous présentez pas ainsi. On ne pourrait pas croire qu'un euuuh une personne de votre apparence puisse s'appeler ainsi. Après tout c'est comme si les vampires se présentaient aujourd'hui sous le nom de Marie-Annette .... Franchement peu envisageable ! »

… Aussi surprenant que cela puisse être étant donné mes habitudes, à ces derniers mots je ne pus m’empêcher de rire de bon cœur. Mon retour à la réalité fut rude, et pourtant tout cela me replongeait encore dans mes souvenirs bien heureux avec son père. Alors oui, je riais. Et de bon cœur. La dernière fois que cela avait bien pus m’arriver ? Environ… 80 ans ? Alors que je reprenais ma respiration et tentait de me calmer, je me dirigeais en direction de Lily, bien que je cherche à aller un peu plus loin.

« Ah… Au moins, mes parents ne sont plus de ce monde pour que je puisse leur en vouloir, n’est-ce pas ? Après un temps de réflexion faussement imposé, je lâchais dans un cynisme total : Et oui. En plus d’avoir un prénom pourri, je suis vieux. Chacun ses faiblesses, n’est-ce pas ? »

Je savais que mon âge n’était pas une faiblesse. Loin de là d’ailleurs, puisqu’avec l’âge j’acquérais de la puissance. Ce n’était pas une bien grande révélation : les vampires les plus âgés étaient les plus puissants. Je n’aspirais pas à ce titre, sachant que le jour où cela était écrit, je lâcherais sans trop de peine cette « vie ». Mes pas me guidèrent à passer à côté de la jeune femme, lui glissant un murmure à l’oreille à la volée. « Il en faut bien plus pour me déstabiliser, Lily. » Puis dans un rire léger, je continuais mes pas sans trop réfléchir à ma destination.

Allait-elle être surprise ou non, que je me décide enfin à utiliser son prénom ? Je le saurais bien assez vite. En attendant, il était enfin temps de répondre à sa question. Enfin… Si on pouvait appeler cela une réponse !

« Ce que je fais ici ? Comme… Dans cette ville ? Ou ici ce soir ? Je m’arrête finalement afin de me retourner vers ma jeune vampire. Quoi que ça ne fait aucune différence, puisqu’aucun des deux ne te regarde. Dans un clin d’œil amusé, je concluais : un truc d’adulte ! »

[bon. On va dire que je reviens petit à petit =P. Et dééééésolé pour ce retard ^^°]
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.] Mar 20 Déc - 19:58


Bien qu’il reste un moment silencieux, Gabriel laissa échapper son rire. Un rire sincère qui me fit sourire à mon tour à croire que c’est communicatif. En l’observant ainsi sous le clair de lune j’ai eu la soudaine envie de le voir plus souvent ainsi. Secouant la tête de un ou deux milimètre vers la gauche puis vers la droite j’essaye de me raisonner. Depuis quand j’essaye de donner un sourire avec un vampire ? Depuis quand je parle avec eux ? En même je me parle à moi-même dès fois … Bref il est différent. Il dit que c’est un vampire « gentil » j’ai envie de le croire. Pourtant ce n’est pas dans ma personnalité de me faire avoir ainsi. Enfin ce que je veux dire c’est qu’il est rare que j’accorde une confiance dès le début. Mais entre faire confiance et vouloir faire plaisir y a une marge aussi. Et la je ne sais pas, avec lui c’est comme si il n’y avait pas de marge. Je veux simplement le voir sourire, entendre son rire qui monte dans les air pour tenir compagnie aux nuages et les rendre jaloux du faite que moi je l’ai entendu en direct et pas eux ! Je pars en délire total je sais, c’est une habitude… enfin en temps normale je parle pas autant en délire. C’est sûrement que depuis que je suis vampire ma personnalité à été amplifié de ce côté-là.

« Ah… Au moins, mes parents ne sont plus de ce monde pour que je puisse leur en vouloir, n’est-ce pas ? il pause un temps de pause forcé. Cela se lit sur son visage Et oui. En plus d’avoir un prénom pourri, je suis vieux. Chacun ses faiblesses, n’est-ce pas ? »

Je grimace, un humain en vieillissant devient plus fort, puis en continuant de grandir et de prendre des rides devient plus faible, au point qu’au final une simple pichenette mettrait un vieillard au sol, un courant d’air permet à un virus de rentrer dans son corps lui donnant la mort. Mais les vampires eux sont différent. Ce n’est pas pour rien que les jeunes vampires s’éloignent des anciens. Ils sont dangereux et bien plus fort que nous. En le regardant je me doute que sans mon éducation de tueuse je ne tiendrais pas plus de deux minutes face à lui. De plus ce Gabriel m’a l’air tout réfléchit, il ne se fera pas simplement avoir par une pirouette arrière ! Non les vampires comme Gabriel ils faut les observer longtemps, très longtemps. Je me souviens de ces moments passé avec Jules.
Oui je me rappelle parfaitement de cette semaine où j’ai passé une semaine cachée dans cette crypte tapis sur la terre comme lit de fortune observant à travers la meurtrière du sol de ce tombeau à observer ce que je considère comme étant la vampire le plus puissant que j’ai exterminé. Il m’a fallut tant de temps à l’observer. Comprendre comment il combat, quand il dors. Qu’elle genre de proie il préfère et comment il chasse. Tant de chose à comprendre, noter et apprendre par cœur qu’à un moment j’ai crut devenir folle. Jamais je n’aurais réussi sans l’encouragement de mon observateur et de cette amie qui même morte est si chère à mes yeux. Mais en même temps … je suis morte ! Dis Cynthia … sommes-nous morte ensemble ? M’en veux-tu pour ce que je suis devenue. Aurais-tu voulut être à ma place ? … pardonne moi d’être remplie de vengeance mais pour le moment c’est l’unique chose qui me rend humaine ….

Perdu dans mes pensées plus profonde et sombres les unes que les autres, je ne me rend pas compte que le vampire est à côté de moi. Maiiiiiiis ça va pas de surprendre comme ça ! Je me demande pourquoi je ne le dis pas à voix haute. Ah oui parce que je ne désire pas passer pour un enfant. Surtout pas devant lui. Mais même si je suis distraite mentalement, une partie de ma tête comprend parfaitement ce qui se passe et écoute avec une grande attention les paroles de Gabriel.


« Il en faut bien plus pour me déstabiliser, Lily. »


Un ange passe, puis deux. J’ai comme un blanc dans mon cerveau. Lui continue son chemin comme si de rien n’était. J’en suis certaine pourtant oui j’en suis totalement certaine … je n’ai rien dit …

« Ce que je fais ici ? Comme… Dans cette ville ? Ou ici ce soir ? Quoi que ça ne fait aucune différence, puis qu’aucun des deux ne te regarde. un truc d’adulte ! »

Je ne vois même pas son clin d’œil. Qu’il soit retourné vers moi ! La seule que je sais c’est que je voie rouge. Très rouge même de la colère monte dans mes veines. Cela brûle avec une telle intensité je n’ai jamais vue. J’en suis certaine à aucun moment je n’ai dis mon prénom. Et on ne peut savoir mon prénom pour le simple faite que je n’ai jamais porté des choses aussi ridicules que des gourmettes. Ce vampire savait qui j’étais ! Comme si il c’était renseigné bien avant notre rencontrer ! Un grognement sourd monte dans ma nuque. Mon pieu tenu très fermement dans la main j’arrive à parfaitement l’imaginé planté dans son cœur. Il est une menace, pour connaitre mon nom il doit en savoir bien plus que je n’ose l’imagier.

J’allais foncé droit dans le temps, cependant une chose m’arrête. Une mélodie sonne. Mon téléphone. Pas celui laissé dans le sac abandonné dans un arbre, mais un tout différent. Il n’a pas changé depuis deux ans. C’est l’un des rares souvenirs que je garde de mon humanité. Fixant ma poche je lève la main à plat en direction de Gabriel. Signe réclament le silence totale. Je sors alors de ma poche l’iphone 2 que Jule m’avait payé une fortune. Une sorte de promesse, je le porte toujours sur moi, serait toujours joignable et lui seule connaitrait ce numéro.
Observant l’image mélancolique, j’observe la photo de mon observateur prise par surprise courant à cause d’un vampire le poursuivant. Qu’elle était belle c’était époque. Cela était toujours là même depuis deux ans il essaye de me joindre le même jour du mois à la même heure. Je crois qu’il sait que je suis devenue vampire. Décrochant j’entend sa voix qui murmure qu’une seule chose d’un ton suppliant. Mon prénom. C’est la seule chose que je me permet. J’ai apprit que Jules me cherchait. Alors comme pour lui dire que je suis en vie je décroche trente secondes et raccroche ensuite. Fermant les yeux je souris. Pour une fois je lui donne un espoir. Déverrouillant en trente secondes je rédige ce message « Merci Jules … tu m’as empêcher de faire une bêtise. » J’éteint par la suite mon portable et fixe Gabriel avec une grande intensité. Tout est redevenu si calme dans mon esprit c'est tellement limpide. Tout prend un sens maintenant j'en suis certaine !

« Ce n’est pas la première fois que l’on se rencontre n’est ce pas ? »

Ce n’est pas une véritable interrogation mais une pur information caché sous la forme d’une question. Mon ton n’est ni en colère ni joyeux, il est simplement calme.

« En faite tous ces rêves que j’ai fais, se sont des souvenirs, vous avez toujours été là ! A croire que vous êtes venue dans cette ville pour me suivre. Qui vous envoie ? Mes parents ? Non improbable, ils seraient capable de me tuer eux même en voyant ce que je suis devenue ! »

Ouvrant grand les yeux je comprend une chose très importante à mes yeux. Comment ne pas y avoir pensé plutôt avec toutes ces réponses qui glissent sur ma conscience. Je m’approche de lui doucement l’observant très attentivement

« Sais-tu qui à tué Cynthia ? » Mon dieu dite moi que je suis proche du but, qu'il à un bout de réponse, je veux tellement en finir avec tout ça !
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Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... [Lily E.]

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